Boekgegevens
Titel: Littérature de l'enfance: choix de morceaux, destinés à l'usage des écoles
Auteur: Bruinvisch Maatjes, Adrianus
Uitgave: Zwolle: W.E.J. Tjeenk Willink, 1885
6e éd
Opmerking: II: Classes moyennes
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 6308
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_201348
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse taalkunde
Trefwoord: Frans, Leermiddelen (vorm)
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   Littérature de l'enfance: choix de morceaux, destinés à l'usage des écoles
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même temps au messager de Guillaume une bannière
de l'Égl ise romaine et une bulle d'excommunication contre
Harold et tous ses adhérents. Dès qu'il connut la déci-
sion du pape, Guillaume fit publier son ban de guerre
en Normandie et dans les contrées voisines; il offrait une
forte solde ét le pillage de l'Angleterre à tout homme
robuste et de haute taille qui voudrait le servir de la
lance, de l'épée ou de l'arbalète. Le comte de Flandre,
qui depuis 1060 gouvernait la France comme tuteur de
Philippe I, contribua de tout son pouvoir à favoriser
l'entreprise de son gendre: une foule de chevaliers et
d'hommes d'armes flamands vinrent se ranger soiis les
bannières du duc de Normandie. C'était à l'embouchure
de la Somme, au mouillage de Saint-Valéry, que se réu-
nissaient les vaisseaux et les soldats du futur conquérant.
Le mauvais temps retarda le départ; enfin, le 27 septem-
bre 1066, le soleil ayant paru dans tout son éclat, 400
navires à grande voilure et plus d'un millier de bateaux
de transport se mirent en mouvement, au bruit des trom-
pettes et d'un immense cri de joie poussé par 60,000
bouches. Le vaisseau qui montait le duc marchait en
tête, portant, au bout de son mât, la bannière envoyée
par le pape et une croix sur son pavillon.
Tandis que les Normands s'avançaient vers le sud,
l'Angleterre était attaquée au nord par les Norwégiens
qui avaient suivi Tostig; déjà ils s'étaient avancés jus-
qu'aux murailles d'York, lorsqu'ils furent surpris par
Harold et taillés en pièces. Un vent favorable poussait
alors rapidement les voiles normandes vers la côte de
Sussex; par un hasard malheureux, les vaisseaux qui
avaient longtemps croisé devant cette côte, venaient de
rentrer faute de vivres : les troupes de Guillaume abordè-
rent ainsi sans résistance à Pevensey, près de Hastings,
le 28 septembre, trois jours après la victoire de Harold
sur les Norwégiens. Dès qu'il eut appris le débarque-
ment de Guillaume, Harold se mit en marche vers le
sud avec son armée victorieuse, espérant surprendre les
Normands comme il avait surpris les Norwégiens: s'il
avait attendu quelques jours encore, il aurait pu réunir
autour de lui 100,000 hommes; mais il céda à son in-
patience. Prévenu toutefois dans son dessein d'assaillir
l'ennemi à l'improviste, le Saxon fut contraint de modé-
rer sa fougue ; il fit halte à la distance de sept milles du
camp des Normands, et, changeant tout d'un coup de