Boekgegevens
Titel: Littérature de l'enfance: choix de morceaux, destinés à l'usage des écoles
Auteur: Bruinvisch Maatjes, Adrianus
Uitgave: Zwolle: W.E.J. Tjeenk Willink, 1885
6e éd
Opmerking: II: Classes moyennes
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 6308
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_201348
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse taalkunde
Trefwoord: Frans, Leermiddelen (vorm)
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   Littérature de l'enfance: choix de morceaux, destinés à l'usage des écoles
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du poids de vingt-cinq à trente livres. Ces morceaux sont
successivement enlevés et mis à portée d'un autre homme,
nommé l'éminceur. Celui-ci, qui se tient devant une
table, fend le morceau de lard en petites lames aussi
minces que possible, afin d'en extraire toute l'huile. Les
hommes préposés aux fourneaux viennent prendre ces
lames et les mettent dans la chaudière. A mesure que
l'huile se fait, on la transvase dans un réservoir en cuivre;
puis elle passe dans un autre où elle se refroidit, et de
là dans des barriques.
Les Maures en Espagne.
Le comte Julien, outragé par Rodrigue, le dernier roi
des Goths, avait appelé dans sa patrie les Sarrasins d'Afri-
que. Conduits par Tarik-ben-Zeijad, ces barbares débar-
quèrent au lieu depuis nommé Tarifa, au mois d'avril 711,
et s'emparèrent de la montagne Calpé^ aujourd'hui Gibraltar.
Rodrigue marcha contre eux avec toutes ses forces, et
les attaqua près de Xérès de la Frontera i). La bataille
dura deux joui's entiers sans avantage marqué pour aucun
des deux partis; mais le troisième jour, Tarik, ayant
reconnu le roi goth à son manteau royal, fondit sur lui,
le perça de sa lance et lui trancha la tête.
La mort de ce prince décida de la victoire. Après une
grande effusion de sang les Goths furent mis en déroute,
et le général maure s'empara successivement de Malaga,
de Jaën, de Cordoue et de Tolède, où il entra presque
sans résistance. Maître de cette dernière ville, qui était
alors la capitale de l'empire, il parcourut les provinces
centrales de la presqu'île, et détruisit presque entièrement
les restes épars des armées chrétiennes.
Cependant Pélage, roi des Asturies, forcé d'abandonner
sa principauté après la sanglante défaite de Xérès, c'était
retiré en Biscaye. Là il se tint caché pendant trois ans
dans les montagnes, n'ayant pour asile qu'une grotte pro-
fonde. Les chrétiens fugitifs, non moins jaloux que lui
de secouer le joug des musulmans, se réunirent autoiir de
lui et le proclamèrent leur chef. Quelque faible que fût
leur nombre, Pélage les mena courageusement au com-
bat. Le ciel bénit ses efforts: les Maures furent com-
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