Boekgegevens
Titel: Littérature de l'enfance: choix de morceaux, destinés à l'usage des écoles
Auteur: Bruinvisch Maatjes, Adrianus
Uitgave: Zwolle: W.E.J. Tjeenk Willink, 1885
6e éd
Opmerking: II: Classes moyennes
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 6308
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_201348
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse taalkunde
Trefwoord: Frans, Leermiddelen (vorm)
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   Littérature de l'enfance: choix de morceaux, destinés à l'usage des écoles
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montaient. La barque retomba la quille en haut; les
hommes, précipités dans la mer, regagnèrent à la nage
les embarcations voisines, à Fexception d'un matelot qui,
voulant y monter avec trop de précipitation, retomba et
se fracassa la tête. La baleine fut ensuite promptement
achevée".
Les baleines blessées rejettent Teau de toutes leurs
forces; on les entend d'aussi loin que la détonation d'un
gros canon; mais lorsqu'elles ont perdu tout leur sang,
ou que leurs forces sont épuisées, elles ne rejettent l'eau
que faiblement: ce changement indique qu'elles vont mou-
rir. Quelques-unes, après avoir été blessées, font rejaillir
leur sang jusqu'à la mort, en couvrent les chaloupes et
les pêcheurs, et rougissent la mer dans un grand espace.
Dès que la baleine est morte, on l'attache à l'arrière d'un
canot, qui lui-même est amarré à l'arrière d'un autre, et
successivement; puis on retourne au vaisseau. En j ai'ri-
vant, la baleine est fixée avec des cordes, la tête vers la
poupe et la queue vers la proue, et l'on procède au dé-
pècement. Le harponneur monte sur le dos du cétacé,
vêtu d'un habit de cuir et quelquefois en bottes; il fixe
des crampons de fer dans le corps pour se tenir ferme
sur la peau, parce qu'elle est très-glissante. La première
pièce qu'il détache est celle de derrière la tête près des
yeux; toutes les autres se coupent en tranches le long
du corps : c'est ce qu'on nomme les planches de lard ;
on les lève avec des poulies et on les place dans l'entre-
pont. Après avoir dépouillé un côté, on ne retourne le
monstre que lorsqu'on a coupé la tête, qui exige, pour
être hissée à bord, un grand nombre de crocs et de poulies.
L'opération entière du dépècement dure cinq heures.
Pendant qu'on dépèce une baleine, le bâtiment est en-
touré d'une foule d'oiseaux de toute espèce; mais les plus
communs sont les pétrels. Ils avalent avec la plus grande
voracité toxis les petits morceaux que détachent les instru-
ments tranchants; on les voit quelquefois se précipiter
avec tant d'acharnement sur cette proie et en absorber de
si gros morceaux, qu'ils en restent étouffés. Les carcas-
ses de baleine sont également couvertes d'oiseaux et en-
tourées de requins qui se les disputent.
Dès que ce travail est terminé, on s'occupe de faire
fondre le lard pour en obtenir l'huile. Un homme placé
dans l'entre-pont, coupe les planches de lard en morceaux
de deux pieds de long sur cinq à six pouces de large, et