Boekgegevens
Titel: Littérature de l'enfance: choix de morceaux, destinés à l'usage des écoles
Auteur: Bruinvisch Maatjes, Adrianus
Uitgave: Zwolle: W.E.J. Tjeenk Willink, 1885
6e éd
Opmerking: II: Classes moyennes
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 6308
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_201348
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse taalkunde
Trefwoord: Frans, Leermiddelen (vorm)
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   Littérature de l'enfance: choix de morceaux, destinés à l'usage des écoles
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vés d'air ne sont jjoint snjets à se détruire, comme ceux
qui sont exposés journellement à l'influence des saisons
et aux variations de la température.
Mort de Conradin.
1268.
Conradin, dernier rejeton de la famille de Holienstaufen,
né en 1252, hérita des droits de son père, Conrad IV,
aux couronnes d'Allemagne, de Naples et de Sicile; mais
il se trouva dépouillé de tous ses Etats à cause de
son jeune âge. A peine âgé de 16 ans, ce prince, impa-
tient de signaler son courage, résolut de disputer le
royaume de Naples à Charles d'Anjou.
Entouré des plus puissants seigneurs de l'Allemagne,
Conradin marcha en Italie et s'avança jusqu'à Rome,
d'où le pape Clément IV, après l'avoir excommunié, avait
fui précipitamment pour se réfugier dans une ville voisine.
Le peuple de cette capitale fit éclater mille acclamations
sur son passage; et le premier magistrat romain, qui por-
tait à cette époque le titre de sénateur, lui offrit un bon
nombre de soldats et des trésors considérables que le pape,
en fuyant, avait abandonnés dans les églises. Le prince
allemand, poursuivant alors sa route vers le royaume de
Naples, apprit que Charles lui-même marchait à sa ren-
contre avec une armée plus faible que la sienne, et il se
réjouit de voir approcher l'événement qui devait décider
de sa destinée.
En eifet, les deux armées ne tardèrent pas à se trou-
ver en présence dans une vaste plaine qui s'étend autour
d'Aquila, à peu de distance de la Méditerranée. Ce fut
là que se décida, pour la dernière fois, le sort de la
maison de Souabe, entre les Guelfes et les Gibelins
d'Italie i). Malheureusement, à la guerre le courage ne
fait point tout, et la valeur bouillante de Conradin se
brisa contre la vieille expérience du prince français. Le
jeune Hohenstaufen eut la douleur de voir son armée
mise en déroute et exterminée par les hommes d'armes
de Charles, et lui-même, entraîné par les fuyards avec
') Les Guelfes l'taieiit les partisans des papes en Italie, iiar oppo-
sition aux Gibelins, partisans de l'empereur.