Boekgegevens
Titel: Littérature de l'enfance: choix de morceaux, destinés à l'usage des écoles
Auteur: Bruinvisch Maatjes, Adrianus
Uitgave: Zwolle: W.E.J. Tjeenk Willink, 1885
6e éd
Opmerking: II: Classes moyennes
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 6308
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_201348
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse taalkunde
Trefwoord: Frans, Leermiddelen (vorm)
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   Littérature de l'enfance: choix de morceaux, destinés à l'usage des écoles
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temps on entendait un bruit souterrain, semblable à de
violents coups de tonnerre; la cendre, disséminée de tous
côtés, faisait succéder la nuit au jour, et un grand nombre
de personnes furent étouffées par les vapeurs de soufre
qui se répandirent dans l'air.
Parmi les personnages qui périrent dans cette cata-
strophe, le plus célèbre de tous fut Pline le naturaliste,
savant écrivain latin, qui, voulant observer de trop près
les phénomènes de cette éruption, tomba suffoqué parles
vapeurs soufrées qu'exhalait le volcan, et sa mort fut
encore un malheur à déplorer au milieu de tant de désas-
tres. Pline est quelquefois surnommé l'ancien, pour le
distinguer de son neveu Pline le jeune, qui vivait dans
le même temps, et qui fut l'un des plus grands orateurs
de son siècle.
Je ne vous parlerais pas avec tant de détails de cette
éruption du Vésuve, et des malheurs qui en furent le
résultat, si de nos jours on n'avait pas fait plusieurs
découvertes qui répandent un vif intérêt sur tout ce qui
rappelle ce grand événement; je veux parler des travaux
entrepris à Hercvilanum et à Pompéï, dont on a retrouvé
successivement la plus grande partie, et où une infinité
de monuments curieux et de précieuses antiquités ont été
rendus au jour; car ces deux villes ne furent point brû-
lées ni renversées par la lave, comme on l'avait cru
d'abord, mais seulement couvertes de cendres que le temps
a rendues solides, et sur lesquelles on a planté des vignes
qui produisent un vin estimé.
C'est ainsi que l'on a découvert successivement un petit
•théâtre antique, des tombeaux, des rues entières, des
maisons parfaitement conservées, où brillent encore des
peintures précieuses; des ustensiles de ménage et de toi-
lette, dont se servaient les anciens, ont été retrouvés,
ainsi que des statues, des bijoux d'or et d'argent, des
monnaies, et enfin des œufs et des olives qui ont
résisté a un si grand nombre d'années. Beaucoup d'os-
sements humains ont été retirés de ces monuments,
et l'on a même aperçu dans une prison les restes
d'un malheureux entouré des chaînes de fer dont il était
chargé.
La conservation de beaucoup de choses curieuses, après
un si long espace de temps (il y a maintenant près de
dix-huit cents ans de cet événement), n'a rien de sur-
prenant, parce qu'on sait que les objets entièrement pri-
Littèrature. II. 6