Boekgegevens
Titel: Littérature de l'enfance: choix de morceaux, destinés à l'usage des écoles
Auteur: Bruinvisch Maatjes, Adrianus
Uitgave: Zwolle: W.E.J. Tjeenk Willink, 1885
6e éd
Opmerking: II: Classes moyennes
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 6308
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_201348
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse taalkunde
Trefwoord: Frans, Leermiddelen (vorm)
Bekijk als:      
Scan: Afbeeldinggrootte:
   Littérature de l'enfance: choix de morceaux, destinés à l'usage des écoles
Vorige scan Volgende scanScanned page
80
prodigieuse de matières combustibles. Lorsque ces matières
sont mises en action par un feu souterrain, elles produi-
sent des explosions effroyables et lancent de tous côtés
des tourbillons de cendres, des pierres calcinées, des
débris de métaux, et surtout des flots bouillonnants de
bitume, qui, rendus liquides par la force du feu, se raff'er-
missent en se refroidissant et deviennent en peu de temps
aussi durs que la pierre. C'est à ces matières brûlantes
que l'on donne le nom de lave, et lorsqu'elles sont lan-
cées par le volcan avec violence, elles se répandent à
une distance considérable du pied de la montagne.
L'instant plus ou moins long où ces produits d'un
embrasement intérieur se font jour, se nomme une érup-
tion; mais dans les temps ordinaires, son action ne se
manifeste que par des bruits souterrains, des tremblements
de terre dans le voisinage, et enfin par la chaleur excessive
et continuelle des cendres qui se trouvent amoncelées à
la bouche même du volcan, que l'on désigne par le nom
de cratère.
Les sources qui avoisinent ces sortes de montagnes,
ont le plus souvent la propriété de donner des eaux
chaudes et soufrées, qui s'emploient avec succès comme
médicaments.
Dans les temps les plus reculés il existait en Europe
un assez grand nombre de volcans qui semblent entière-
ment éteints aujourd'hui. Le mont Etna, en Sicile, qui
n'est séparé du Vésuve que par un bras de mer de peu
de largeur, était célèbre dans l'antiquité par ses éruptions,
et passait chez les païens pour un des ateliers souter-
rains des cyclopes; mais on a remarqué que depuis que
le Vésuve a éclaté d'une manière si terrible, les effets
de l'Etna sont devenus moins sensibles.
La première éruption du Vésuve, qui eut lieu au temps
de ïitus, fut certainement une des plus épouvantables
l)ar les désastres qui en résultèrent. Plusieurs villes
populeuses, dont Herculanum et Pompéï sont les plus
célèbres, furent entièrement englouties par les cendres
du volcan, qui les couvrirent au point d'en effacer entière-
ment la trace.
Rien ne devait en efl^et paraître plus efi'rayant que cette
éruption du Vésuve dont, à cette époque, la cause était
entièrement inconnue. La terre était ébranlée par de
violentes secousses; la mer, bouillounante, semblait prête
il sortir de son lit ; le ciel paraissait tout en feu ; en même