Boekgegevens
Titel: Littérature de l'enfance: choix de morceaux, destinés à l'usage des écoles
Auteur: Bruinvisch Maatjes, Adrianus
Uitgave: Zwolle: W.E.J. Tjeenk Willink, 1885
6e éd
Opmerking: II: Classes moyennes
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 6308
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_201348
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse taalkunde
Trefwoord: Frans, Leermiddelen (vorm)
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   Littérature de l'enfance: choix de morceaux, destinés à l'usage des écoles
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courages abattus autour de lui; mais voyant qu'il ne
pouvait réussir, il s'enveloppa dans son immense capote
albanaise et se coucha tout de son long sur le pont pour
y attendre tout ce qui pouvait arriver de pire. Cepen-
dant le vent mollit, et l'on put bientôt débarquer avec
le généreux secours des villageois albanais qui habitaient
derrière les rochers.
Tous les passagers avaient admiré l'impassible sang-
froid que gardait notre poëte. Voyant que son infirmité
(il était pied bot) ne lui permettait d'être d'aucune utilité
pour l'exécution des manœuvres, non-seulement il s'était
enveloppé dans son manteau et s'était couché tranquille-
ment, mais encore, quand le danger fut passé, ou s'aper-
(;ut qu'il était profondément endormi.
Naufragé sauvé par son chien.
Il y a quelques années, un navire anglais, parti du
port de Liverpool, se dirigeait vers les États-Unis, chargé
de deux cent soixante-dix passagers. Pendant trois jours
(consécutifs, le plus beau temps sembla favoriser sa course;
mais bientôt le ciel se couvre de nuages que déchirent
les éclairs, le tonnerre gronde, et tous les éléments se
réunissent pour former la plus horrible tempête. L'équi-
page entier n'attend plus qu'une mort certaine; il adresse
à Dieu ses dernières prières. Enfin le moment fatal ar-
rive: vers les onze heures *) du soir, le navire donne contre
une côte de Bretagne, hérissée de rochers; il s'y brise
avec un bruit affreux; les malheureux passagers sont
engloutis dans les flots ; la plupart des matelots lutteat
en vain contre la fureur des vagues. Quelques-uns ce-
pendant, après de pénibles efforts, parviennent à gagner
le rivage. Mais les habitants inhospitaliers et barbares
de cette côte donnent la mort aux naufragés pour piller
leurs effets.
Le capitaine du vaisseau, qui se trouvait du petit
nombre de ceux que la mort avait épargnés, avait été
poussé assez loin du lieu où le navire venait d'échouer.
Jeté d'une manière miraculeuse sur un rocher à une
encablure des côtes, son premier mouvement fut de rendre
grâces à Dieu qui l'avait préservé de la mort. Mais la marée
approchait de plus en plus et menaçait bientôt de l'engloutir.
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