Boekgegevens
Titel: Littérature de l'enfance: choix de morceaux, destinés à l'usage des écoles
Auteur: Bruinvisch Maatjes, Adrianus
Uitgave: Zwolle: W.E.J. Tjeenk Willink, 1885
6e éd
Opmerking: II: Classes moyennes
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 6308
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_201348
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse taalkunde
Trefwoord: Frans, Leermiddelen (vorm)
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   Littérature de l'enfance: choix de morceaux, destinés à l'usage des écoles
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dirigés vers la vallée, ignorant le sort qui les y atten-
dait; des cadavres de tigres, de cerfs et d'animaux de
toute sorte, gisaient en grand nombre sur le sol. Nos
voyageurs s'étant pourvus de deux chiens et de deux
poules pour faire leurs expériences, commencèrent par
descendre un des chiens, attaché au bout d'une canne
de bambou. Au bout de 14 secondes, l'animal ne put
plus se tenir sur ses jambes; il tomba raide, et ne vécut
en tout que 18 minutes. Le second chien suivit son
compagnon; arrivé près du cadavre, il resta immobile;
deux secondes après il s'abattit, et au bout de 7 minutes, il
expira sans convulsions et sans avoir fait aucun mouvement.
Les effets de ce phénomène sont semblables à ceux
qii'on observe à la grotte du chien, située à 16 kilom.
de Naples; mais il est à remarquer qu'à la vallée de
guepo-upas, comme elle s'appelle en langue du pays, il
existe un courant d'air, tandis qu'à la grotte du chien
on peut se tenir debout sans danger, l'air méphitique
étant si pesant qu'il ne monte qu'à deux ou trois pouces
au-dessus de la surface du sol.
Lord Byron.
George Gordon, plus connu sous le nom de lord By-
ron, célèbre poëte anglais, né en 1788, mort en 1824,
s'étant dévoué tout entier à la cause des Grecs, s'était
embarqué à Preveza, ville de la Turquie d'Europe, dans
l'Albanie, lorsque, par suite de l'ignorance du capitaine
et des matelots turcs, le bâtiment alla échouer sur les
rochers de Soiili.
Dans cette détresse, le domestique de lord Byron,
nommé Fletcher, poltron de première force, appelait sa
femme; les Grecs invoquaient leurs saints, les musulmans
imploraient Allah. Le capitaine du vaisseau descendit
dans la chambre où étaient les passagers, et leur dit les
larmes aux yeux de se recommander à Dieu. Les voiles
étaient déchirées, la grande vergue était rompue, le vent
fraîchissait, la nuit arrivait; il ne restait plus à l'équi-
page que deux chances, d'arriver à Corfou qui était au
pouvoir des Français, ou de descendre dans le liquide
tombeau, comme s'exprimait paithétiquement Fletcher.
Lord Byron, dans cette circonstance, fit tout ce qu'il
put pour consoler son domestique, et relever tous les