Boekgegevens
Titel: Littérature de l'enfance: choix de morceaux, destinés à l'usage des écoles
Auteur: Bruinvisch Maatjes, Adrianus
Uitgave: Zwolle: W.E.J. Tjeenk Willink, 1885
6e éd
Opmerking: II: Classes moyennes
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 6308
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_201348
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse taalkunde
Trefwoord: Frans, Leermiddelen (vorm)
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   Littérature de l'enfance: choix de morceaux, destinés à l'usage des écoles
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avait logé le marchand, trouva, quelques jours après, la
bourse, la regarda, et passa sans la ramasser. Revenu
à la cabane, il se contenta de dire qu'il avait vu sur le
chemin une bourse pleine, et qu'il l'y avait laissée. Son
père le renvoya aussitôt sur le lieu, et lui ordonna de
couvrir la bourse d'une branche d'arbre, afin de la dé-
rober aux yeux des passants, et qu'elle pût être retrou-
vée à cette même place par celui qui l'avait perdue, si
jamais il venait la chercher. La bourse resta donc en
'îet endroit plus de trois mois.
Lorsque le Russe qui l'avait perdue, revint à Bérézof,
il alla loger chez le même Ostyak, et lui raconta le mal-
heur qu'il avait eu de perdre sa bourse le jour même
qu'il était parti de chez lui. L'Ostyak, charmé de pou-
voir lui faire recouvrer son bien, lui dit: „C'est donc
toi qui as perdu une bourse? Eh bien! sois tranquille;
je vais te donner mon fils qui te conduira sur la place
où elle est: tu pourras la ramasser toi-même". Le mar-
chand retrouva en efPet sa bourse où il l'avait perdue.
Aventure arrivée à Turenne.
Turenne, célèbre général français du 17® siècle, voya-
geant dans une province méridionale de la France, enten-
dit parler d'un château inhabité, où il revenait, disait-on,
des esprits. Curieux d'éclaircir cette histoire, il alla cou-
cher dans ce lieu. Sur le minuit, un spectre chargé de
chaînes se présenta et fit signe à Turenne de le suivre.
Arrivé dans une des salles basses du château, le fantôme
secoua ses chaînes : aussitôt une trappe s'ouvrit sous leurs
pieds, et Turenne se trouva dans un souterrain, au mi-
lieu d'une bande d'hommes, dont il reconnut bientôt que
la profession était de faire de la fausse monnaie i). Le
fantôme se dépouilla de son appareil lugubre, et prit
place parmi ses compagnons.
Le chef de la troupe, s'adressant à Turenne, lui dit:
Si le subst. est pris dans un sens individuel et partitif, ou bien
qu'il soit tellement lié à l'adj. qui le précède, qu'il ne forme en
quelque sorte avec lui qu'un seul mot, il faut employer, du, des, de
l\ de la. Ainsi, lorsqu'on dit: Voilà du bon pain, du vrai or, de
la vraie poésie, ces mots bon pain, vrai or, vraie poésie sont em-
ployés individuellement et avec détermination ; voilà pourquoi ils ad-
mettent l'article.