Boekgegevens
Titel: Littérature de l'enfance: choix de morceaux, destinés à l'usage des écoles
Auteur: Bruinvisch Maatjes, Adrianus
Uitgave: Zwolle: W.E.J. Tjeenk Willink, 1885
6e éd
Opmerking: II: Classes moyennes
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 6308
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_201348
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse taalkunde
Trefwoord: Frans, Leermiddelen (vorm)
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   Littérature de l'enfance: choix de morceaux, destinés à l'usage des écoles
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maine, dressèrent en 15G0 la confession d'Atigsbourg, et
firent une ligue offensive et défensive à Smalkalde, par
laquelle ils forcèrent Charles-Quint à leur accorder la
liberté de conscience, jusqu'à la convocation d'un concile
général. Ce prince gagna contre eux, en 1547, la bataille
de Mvihlberg, où Jean-Frédéric, électeur de Saxe, et le
landgrave de Hesse furent faits prisonniers. L'année sui-
vante, il publia l'intérim, règlement provisoire en faveur
des Luthériens, touchant les articles de foi qu'il fallait
admettre jusqu'à ce qu'un concile général les eût déci-
dés; mais Maurice, électeur de Saxe, et Joachim, élec-
teur de Brandebourg, ayant fait une ligue avec Henri II,
roi de France, contre l'empereur, le contraignirent en
1552 de consentir à la paix par le traité de Passau, et
d'accorder aux Luthériens la liberté évangélique, outre
l'élargissement des prisonniers. Charles-Quint marcha
ensuite vers Metz avec une puissante armée; mais il fut
contraint d'en lever le siège en 1552, cette ville étant
vaillamment défendue par François, duc de Gruise. L'an-
née suivante il prit et détruisit entièrement Terouanne,
et ne fit plus rien de considérable.
Ce monarque, qui, presque pendant un demi-siècle,
avait inquiété et ébranlé l'Europe, se sentant affaibli par
les douleurs de la goutte, prit la résolution d'abdiquer
la couronne et de passer le reste de ses jours dans le
couvent de St. Just en Espagne. Il donna l'empire à
son frère Ferdinand, et toute l'Espagne avec ses autres
pays à son flls Philippe. Puis il s'embarqua à Zuitbourg
en Zélande, et, après onze jours de navigation, il arriva
à Larédo, petit port dans la Vieille-Castille. Dès qu'il eut
mis le pied sur la terre ferme, il se prosterna, baisa la
terre, et se regardant comme un être déjà mort au monde,.
il prononça ces paroles: „Je suis sorti nu du sein de ma
mère, et nu je reviens à toi, mère commune de tous les
hommes". Ensuite il se rendit dans le couvent qu'il
avait choisi, pour y terminer ses jours dans l'éloigne-
ment de toute grandeur et pompe humaine. Ses seuls
amusements dans ce couvent étaient la culture de son
petit jardin et quelques ouvrages mécaniques; il ne se
promenait que rarement. Il emploj-ait la plus grande
partie de son temps à des exercices de religion, et trou-
vait tant de goût dans la lecture des ouvrages de St. Au-
gustin et de St. Bernard, qu'il s'en entretenait presque
continuellement avec son confesseur et le prieur du con-