Boekgegevens
Titel: Littérature de l'enfance: choix de morceaux, destinés à l'usage des écoles
Auteur: Bruinvisch Maatjes, Adrianus
Uitgave: Zwolle: W.E.J. Tjeenk Willink, 1885
6e éd
Opmerking: II: Classes moyennes
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 6308
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_201348
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse taalkunde
Trefwoord: Frans, Leermiddelen (vorm)
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   Littérature de l'enfance: choix de morceaux, destinés à l'usage des écoles
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princes se firent une guerre ouverte. Charles-Quint entra
en France; il prit Ardes et Tournay, et s'empara en
Italie du Milanais. Il se ligua avec le pape Léon X et
avec Henri VIII, roi d'Angleterre, et trouva le moyen
de corrompre Charles de Bourbon, connétable de France.
Les Français furent défaits à Biagras, et perdirent en
1525 la fameuse bataille de Pavie, où François 1« fut
fait prisonnier et mené en Espagne. Il en revint l'année
suivante, et fit une ligue avec le pape Clément VII,
avec les princes d'Italie et avec le roi d'Angleterre. Le
connétable de Bourbon, général des armées de l'empe-
reur, marcha vers Rome, et fut tué devant cette ville
en 1527, ce qui n'empêcha point la prise et le pillage
de Rome, où les impériaux commirent des cruautés in-
ouïes. Charles-Quint, feignant de désapprouver ce pro-
cédé, prit le deuil, et fit faire des processions publiques
pour la délivrance du pape; celui-ci acheta chèrement sa
liberté en 1529.
L'empereur conclut le 5 août de la même année le
traité de Cambrai avec François I"; il fit lever à Soli-
man le siège de Vienne, et porta en 1536 la guerre en
Provence, d'où il fut contraint de se retirer avec perte
de presque toute son armée, après avoir formé en vain
le siège de Marseille. La trêve se fit à Nice en 1538.
L'année suivante Charles-Quint demanda au roi passage
par la France, pour aller châtier les Gantois révoltés,
en lui faisant promettre l'investiture du Milanais pour celui
de ses enfants qu'il voudrait. Charles-Quint fut reçu en
France avec les plus grands honneurs, et l'on mit en
question lequel des deux on devait le plus admirer, l'em-
pereur qui entra dans Paris avec confiance, et se mit
entre les mains d'un prince qu'il avait si souvent irrité
et traité durement pendant sa captivité, ou François I®'
qui 2>référa en cette occasion son honneur à ses intérêts
et à son ressentiment. Charles-Quint, après avoir châtié
les Gantois, ne voulut point tenir sa parole, ce qui ral-
luma la guerre en 1542. Les impériaux furent défaits
à Cérizoles en 1544, et la paix fut conclue à Crépi
en 1545.
Les protestants d'Allemagne, ainsi appelés pour avoir
protesté en 1529 contre un décret de la diète de Spire, qui
les obligeait de se conformer à la religion de l'Église ro-
') Pr. ou.