Boekgegevens
Titel: Littérature de l'enfance: choix de morceaux, destinés à l'usage des écoles
Auteur: Bruinvisch Maatjes, Adrianus
Uitgave: Zwolle: W.E.J. Tjeenk Willink, 1885
6e éd
Opmerking: II: Classes moyennes
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 6308
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_201348
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse taalkunde
Trefwoord: Frans, Leermiddelen (vorm)
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   Littérature de l'enfance: choix de morceaux, destinés à l'usage des écoles
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de l'envoyé de France, des ambassadeurs de Prusse et
de Hollande; peu à peu les princes de l'Europe se sont
accoutumés à donner aux souverains de Russie le titre
d'empereur.
Pierre mourut le 8 février 1725, âgé de 53 ans, avec
la réputation d'un béros et d'un des plus grands princes
qui aient paru dans le monde. Sa taille était haute, sa
physionomie fière et majestueuse, mais défigurée quelque-
fois par des convulsions, qui altéraient les traits de son
visage. On attribuait ce vice d'organes à l'effet d'un poison,
qu'on disait que sa sœur Sophie lui avait donné. Mais
le véritable poison était le vin et l'eau-de-vie dont il fai-
sait souvent des excès, se fiant trop à son tempérament
robuste.
Le château >) de cartes.
Un bon mari, sa femme, et deux jolis enfants,
Coulaient en paix leurs jovirs dans le simple héritage
Oîi, paisibles comme eux, vécurent leurs parents.
Ces époux, partageant les doux soins du ménage,
Cultivaient leur jardin, receuillaient leurs moissons;
Et le soir dans l'été, soupant sous le feuillage,
Dans l'hiver, devant leurs tisons,
Ils prêchaient à leurs fils la vertu, la sagesse,
Leur parlaient du bonheur, qu'elles donnent toujours.
Le père par un coûte égayait ses discours,
La mère par une caresse.
L'aîné de ces enfants, né grave, studieux,
Lisait et méditait sans cesse.
Le cadet, vif, léger, mais plein de gentillesse.
Sautait, riait toujours, ne se plaisait qu'aux jeux.
Un soir, selon l'usage, à côté de leur père,
Assis près d'une table où s'appuyait la mère,
L'aîné lisait Rollin 2) ; le cadet, peu soigneux
D'apprendre les hauts faits des Romains et des Parthes,
Employait tout son art, toutes ses facultés,
A joindre, à soutenir par les quatre côtés,
') La voyelle d conserve ordinairement son son grave et long.
Cependant elle se prononce comme a dans les deux premières pers.
du plur. du passé défini et dans la troisième pers. du sing. de Vim-
parf. du subj. de tous les verbes de la Ire conjugaison.
Célèbre historien du 18« siècle.
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