Boekgegevens
Titel: Littérature de l'enfance: choix de morceaux, destinés à l'usage des écoles
Auteur: Bruinvisch Maatjes, Adrianus
Uitgave: Zwolle: W.E.J. Tjeenk Willink, 1885
6e éd
Opmerking: II: Classes moyennes
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 6308
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_201348
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse taalkunde
Trefwoord: Frans, Leermiddelen (vorm)
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   Littérature de l'enfance: choix de morceaux, destinés à l'usage des écoles
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celui à qui il donnait ce beau titre, était obligé, fût-il
le plus grand seigneur de l'empire, de porter une ma-
rotte, une jaquette et des grelots, et de divertir la cour
en qualité de fou de sa majesté czarienne. Il ne donna
point cette charge au patriarche; il se contenta de sup-
primer un emploi, dont ceux qui en avaient été revêtus,
avaient abusé au point qu'ils avaient obligé les czars de
marcher devant eux une fois l'an, en tenant la bride du
cheval patriarchal, cérémonie dont un homme, tel que
Pierre le Grand, s'était aussitôt dispensé.
Il fit d'ailleurs des lois fort sages pour les desservants
des églises et pour la réforme de leurs mœurs quoi-
que les siennes fussent assez déréglées. Avant lui les
femmes vivaient toujours séparées des hommes; il était
inouï qu'un mari eût jamais vu la fille qu'il épousait: il
ne faisait connaissance avec elle qu'à l'église. Parmi les
présents de noces était une grosse poignée de verges que
le futur envoyait à la future, pour l'avertir qu'à la pre-
mière occasion, elle devait s'attendre à une petite cor-
rection maritale. Les maris pouvaient même tuer leurs
femmes impunément, et l'on enterrait vives celles qui
usurpaient ce même droit sur leurs maris. Pierre abolit les
poignées de verges, défendit aux maris de tuer leur fem-
mes; et pour rendre les mariages moins malheureux et
mieux assortis, il introduisit l'usage de faire manger les
hommes avec elles, et de présenter les prétendants aux
filles avant la célébration.
Une des plus difficiles entreprises du czar fut d'accour-
cir les robes et de faire raser les barbes de son peuple.
Ce fut là l'objet des plus grands murmures ; comment ap-
prendre à toute une nation à faire des habits à l'alle-
mande et à manier le rasoir? On en vint à bout en
plaçant aux portes des villes des tailleurs et des barbiers :
les uns coupaient les robes de ceux qui entraient, les
autres les barbes; les obstinés payaient un florin de notre
monnaie. Bientôt on aima mieux perdre sa barbe que son
argent. Les femmes servirent utilement le czar dans cette
réforme: elles préféraient les mentons rasés. Elles lui eurent
Pobligation de n'être plus fouettées et de vivre en société
avec les hommes, et lui en prouvaient leur reconnaissance.
Pr. meut; plusieurs pronoacent meuri, en faisant sentir 1'*, ce
n*est pas une bonne prononciation; Vs ne se lie pas; des mmr hon-
nêtes; cependant quelques-uns la lient; des meur-z honnêtes.