Boekgegevens
Titel: Littérature de l'enfance: choix de morceaux, destinés à l'usage des écoles
Auteur: Bruinvisch Maatjes, Adrianus
Uitgave: Zwolle: W.E.J. Tjeenk Willink, 1885
6e éd
Opmerking: II: Classes moyennes
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 6308
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_201348
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse taalkunde
Trefwoord: Frans, Leermiddelen (vorm)
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   Littérature de l'enfance: choix de morceaux, destinés à l'usage des écoles
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Notre espèce excella i) ; car tous tant que nous sommes,
Lynx envers nos pareils et taupes envers nous,
Nous nous pardonnons tout, et rien aux autres hommes:
On se voit d'un autre œil qu'on ne voit son prochain.
Le fabricateur souverain
Nous créa besaciers tous de même manière.
Tant ceux du temps passé que du temps d'aujourd'hui:
Il fit pour nos défauts la poche de derrière,
Et celle de devant pour les défauts d'autrui.
La Fontaine.
Pierre le Grand.
Ire Partie.
Pierre I, surnommé le Grand, très-célèbre czar 2) de
Moscovie ou empereur de Eussie, et l'un de ces princes
rares et extraordinaires que la Providence suscite pour
faire sortir les nations de la barbarie et de l'ignorance,
naquit le 11 juin 1672, et succéda à l'empereur Alexis
Michaëlowitz à l'âge de dix ans, au préjudice d'Ivan, son
frère aîné, dont la santé était délicate et l'esprit imbé-
cile. Il s'éleva à cette occasion une révolte en faveur de
ce dernier, et pour mettre fin à la guen-e civile, il fut
réglé que les deux frères régneraient ensemble. Pierre sentit
bientôt les défauts de l'éducation qu'on lui avait donnée,
et né avec une vive inclination pour les exercices mili-
taires, il forma une compagnie de cinquante hommes,
formée par des officiers étrangers qui étaient habillés et
faisaient leurs exercices à l'allemande. Il entra lui-même
dans cette troupe, et voulut y servir dans le moindre
de tous les grades, qui est celui de tambour, et priant
les officiers d'oublier qu'il était czar, il vécut de sa paye,
coucha dans une tente de tambour à la suite de sa com-
pagnie, et obéit aux ordres des chefs comme le moindre
soldat. Il devint ensuite sergent, après l'avoir mérité
au jugement des officiers, et ne fut avancé que par degrés
aux grades militaires, comme s'il eût été un simple sol-
dat de fortune. Par là il voulait apprendre à la noblesse
') Pr. è-isè-la.
') Pr. isar.