Boekgegevens
Titel: Littérature de l'enfance: choix de morceaux, destinés à l'usage des écoles
Auteur: Bruinvisch Maatjes, Adrianus
Uitgave: Zwolle: W.E.J. Tjeenk Willink, 1885
6e éd
Opmerking: II: Classes moyennes
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 6308
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_201348
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse taalkunde
Trefwoord: Frans, Leermiddelen (vorm)
Bekijk als:      
Scan: Afbeeldinggrootte:
   Littérature de l'enfance: choix de morceaux, destinés à l'usage des écoles
Vorige scan Volgende scanScanned page
33
portants sur ses découvertes, l'enveloppa d'un linge trempé
dans de l'huile, couvrit ce linge d'une toile cirée, en-
ferma le paquet dans un baril ') bien bouché, et le jeta
dans la mer, pensant qu'il serait poussé par les vagues
quelque part sur le rivage. Enfin le temps se calma un
peu, et ils abordèrent à une des îles Açores. Après y
avoir pris des rafraîchissements, ils poursuivirent gaiement
leur route.
Colomb espérait de se voir bientôt à la fin de toutes
ses peines ; mais une tempête des plus terribles éclata de
nouveau, et endommagea fort son misérable vaisseau.
Après bien des fatigues, il aborda sur la côte de Por-
tugal, près de l'embouchure du Tage. Il remonta jus-
qu'à la ville de Lisbonne, où il fit réparer son vaisseau.
Le roi de Portugal ayant appris son arrivée, donna ordre
qu'on lui rendît tous les honneurs imaginables, et lui fit,
mais en vain, les ofî'res les plus flatteuses pour l'engager
à entrer à son service. Les réparations les plus néces-
saires de son bâtiment étant achevées, il remit à la voile ;
et le 15 de mars 1493, il arriva au même port d'où il
était parti. A peine eut-on appris à Palos la nouvelle
de l'approche de son vaisseau, que tous les habitants
coururent au port, pour se convaincre par leurs propres
yeux de la vérité de cette agréable nouvelle, et pour
voir cet homme extraordinaire qui était venu à bout d'une
entreprise si périlleuse.
Colomb mit pied à terre au bruit de l'artillerie de la
place, et au son de toutes les cloches. Étant arrivé à Bar-
celone, où le roi et la reine l'attendaient avec impa-
tience , toute la cour alla respectueusement au-devant de
lui, et les rues étaient tellement remplies de monde,
qu'il restait à peine assez de place pour y passer. Voici
l'ordre et la marche de son entrée: à la tête étaient les
Indiens, amenés des îles découvertes; derrière eux on
portait tout ce que l'on avait embarqué d'or, et ceux qui
suivaient, portaient les autres productions naturelles et
artificielles du nouveau monde, savoir: des balles de coton,
des caisses de poivre, des perroquets, des quadrupèdes 2),
et quantité d'autres choses que l'on n'avait jamais vues
en Europe. Enfin paraissait Colomb lui-même, fixant les
regards des spectateurs extasiés. Le roi lui fit l'accueil
') Pr. ba-ri.
') Pr. koua-âru-pèd'.
Littékature. II.