Boekgegevens
Titel: Littérature de l'enfance: choix de morceaux, destinés à l'usage des écoles
Auteur: Bruinvisch Maatjes, Adrianus
Uitgave: Zwolle: W.E.J. Tjeenk Willink, 1885
6e éd
Opmerking: II: Classes moyennes
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 6308
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_201348
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse taalkunde
Trefwoord: Frans, Leermiddelen (vorm)
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   Littérature de l'enfance: choix de morceaux, destinés à l'usage des écoles
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Les vents me sont moins qu'à vous redoutables;
Je plie, et ne romps pas. Vous avez jusqu'ici
Contre leurs coups épouvantables i)
Eésisté sans courber le dos;
Mais attendons la fin". Comme il disait ces mots,
Du bout de l'horizon accourt avec furie
Le plus terrible des enfants
Que le nord eût portés jusque-là dans ses flancs.
L'arbre tient bon, le roseau plie;
Le vent redouble ses efforts,
Et fait si bien qu'il déracine
Celui de qui la tête au ciel était voisine,
Et dont les pieds touchaient à l'empire des morts.
La Fontaine.
La découverte du nouveau monde.
IIP Partie.
Colomb fit connaissance avec un des Caciques ou rois
de cette île, lequel lui fit présent de quelques plaques
d'or. Plusieurs de ses sujets en apportèrent aussi, char-
més de pouvoir échanger leur or contre toute sorte de
bagatelles d'Europe. Un d'eux, qui tenait dans l'une
de ses mains un assez gros morceau de ce métal, étendit
l'autre vers un Espagnol qui y mit une sonnette. L'In-
dien aussitôt laissa tomber l'or, et s'enfuit à toutes jam-
bes comme un voleur, croyant fermement avoir attrapé
cet Européen.
Cependant l'un des trois vaisseaux de Colomb avait
échoué, et un autre l'avait abandonné. Ainsi, avec le
troisième, qui lui restait encore et qui était assez chétif,
il prit la résolution de retourner en Europe, pour faire à
sa cour un rapport détaillé des découvertes qu'il avait
faites. Avant son départ d'Hispaniola, il fit construire
un fort ou petite forteresse, où il laissa trente-huit Es-
pagnols, et avec les autres il partit pour l'Espagne.
Quand ils furent en pleine mer, il s'éleva une furieuse
tempête, et le pauvre vaisseau fut ballotté d'une manière
terrible. Colomb, craignant de périr avec le vaisseau,
prit un parchemin où il avait écrit les avis les plus im-
') Voy. p. 26.