Boekgegevens
Titel: Littérature de l'enfance: choix de morceaux, destinés à l'usage des écoles
Auteur: Bruinvisch Maatjes, Adrianus
Uitgave: Zwolle: W.E.J. Tjeenk Willink, 1885
6e éd
Opmerking: II: Classes moyennes
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 6308
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_201348
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse taalkunde
Trefwoord: Frans, Leermiddelen (vorm)
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   Littérature de l'enfance: choix de morceaux, destinés à l'usage des écoles
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L'infidélité punie par elle-même.
Les quatre faits suivants, auxquels on pourrait enjoin-
dre un grand nombre d'autres, suffiront sans doute pour
justifier le titre qu'on y a donné.
Sur le point de faire un voyage, un particulier avait
chez lui un capital de vingt mille francs qui l'embarras-
sait; il n'avait qu'un domestique dont il se défiait, et la
somme pouvait le tenter. Il alla prier un de ses amis
de vouloir bien la lui garder jusqu'à son retour. Quinze
jours après, l'ami nia le dépôt. Point de preuves; les
lois civiles ne pouvaient prononcer dans cette affaire.
Il eut recours au lieutenant-général de police qui rêva
un moment, et envoya chercher le dépositaire. Il fit
passer l'accusateur dans un.cabinet. L'ami arrive et sou-
tient qu'il n'a pas reçu les vingt mille francs. „Eh bien !"
dit le magistrat, „je vous crois, et comme vous êtes inno-
cent, vous ne risquez rien d'écrire à votre femme le billet
que je vais vous dicter. Écrivez: „Ma chère amie, tout est
découvert; je suis puni, si je ne restitue pas ce que tu sais.
Apporte la somme; ce n'est qu'en venant vite à mon se-
cours que je sortirai d'embarras, et que j'obtiendrai mon
pardon". — Ce billet", ajouta le magistrat, „va pleine-
ment vous justifier. Votre femme ne pourra rien apporter,
puisque vous n'avez rien reçu, et votre accusateur sera
débouté". — Le billet fut envoyé; la femme effrayée ac-
courut avec les vingt mille francs.
Un négociant polonais devait, pour affaires, entreprendre
le voyage de Constantinople; il le fit avec ses propres
chevaux, et accompagné seulement du cocher qui le con-
duisait. Celui-ci n'ayant en chemin d'autre occupation
que celle d'avoir soin des chevaux, se mit à discuter la
question, s'il ne pourrait pas tout aussi bien être le né-
gociant, et celui-ci le cocher. En poursuivant cet agré-
able pensée, il trouva qu'il avait dans ce moment l'occa-
sion la plus favorable de réaliser son idée, et de se mettre
en la place de son maître; et il résolut de l'exécuter.
Dès qu'il se trouva sur le territoire turc, il descendit
de cheval, et menaça de tuer son maître, qu'il surpassait
en forces, s'il ne voulait changer ') avec lui d'habille-
') LV finale des iiif. en et en ier ne se prononce que dans le