Boekgegevens
Titel: Littérature de l'enfance: choix de morceaux, destinés à l'usage des écoles
Auteur: Bruinvisch Maatjes, Adrianus
Uitgave: Zwolle: W.E.J. Tjeenk Willink, 1885
6e éd
Opmerking: II: Classes moyennes
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 6308
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_201348
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse taalkunde
Trefwoord: Frans, Leermiddelen (vorm)
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   Littérature de l'enfance: choix de morceaux, destinés à l'usage des écoles
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lui répondit: „Cher cousin, ne vous dépêchez pas; quand
on est chargé de lauriers comme vous, on ne marche pas
hien vite".
„Les députés des départements", dit quelqu'un en pré-
sence de Talleyrand, „sauveront la France".
— Ce n'est pas du tout impossible", reprit celui-ci,
„les oies ont même sauvé le Capitole".
Frédéric II, roi de Prusse, sonna un jour, et personne
ne vint. II ouvrit sa porte, et trouva son page endormi
dans un fauteuil. Il s'avança vers lui, et allait le ré-
veiller, lorsqu'il aperçut un bout de billet qui sortait de
sa poche. Il fut curieux de savoir ce que c'était, le prit
et le lut. C'était une lettre de la mère de ce jeune homme,
laquelle le remerciait de ce qu'il lui avait envoyé une
partie de ses gages, pour la soulager dans sa misère.
Elle finissait par lui dire que Dieu l'en bénirait.
Le roi, après avoir lu cette lettre, rentra doucement
dans sa chambre, prit un rouleau de ducats, et le glissa
avec la lettre dans la poche du page. Eentré dans sa
chambre, il sonna si fort que le page se réveilla et entra.
„Tu as bien dormi", lui dit le roi. Le page voulut s'ex-
cuser. Dans son embarras, il met par hasard la main
dans sa poche, et sent avec étonnement le rouleau. Il le
tire, pâlit et regarde le roi en versant un torrent de lar-
mes, sans pouvoir prononcer une seule parole. „Qu'as-
tu?" lui demande le roi. „Ah! Sire", dit le page, en
se jetant à ses pieds, „on veut me perdre; je ne sais ce
que c'est que cet argent que je trouve dans ma poche".
— Mon ami", dit Frédéric, „Dieu nous envoie souvent
le bien en dormant. Envoie cela à ta mère, salue-la de
ma part, et assure-la que j'aurai soin d'elle et de toi".
Ce monarque aimait beaucoup les enfants, et permettait
que les fils du prince royal entrassent chez lui à toute
heure. Un jour qu'il travaillait dans son cabinet, l'aîné
de ces princes jouait au volant autour de lui. Le volant
tomba sur la table du roi, qui le prit, le jeta à l'enfant
et continua d'écrire. Le petit prince continue aussi son
jeu, et le volant tombe encore sur la table; le roi le