Boekgegevens
Titel: Littérature de l'enfance: choix de morceaux, destinés à l'usage des écoles
Auteur: Bruinvisch Maatjes, Adrianus
Uitgave: Zwolle: W.E.J. Tjeenk Willink, 1885
6e éd
Opmerking: II: Classes moyennes
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 6308
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_201348
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse taalkunde
Trefwoord: Frans, Leermiddelen (vorm)
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   Littérature de l'enfance: choix de morceaux, destinés à l'usage des écoles
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mille hommes; quatre mille demeurèrent au bagage: de
sorte que l'armée suédoise marcha aux ennemis forte d'en-
viron vingt-un mille hommes, dont il y avait environ seize
mille Suédois.
Les généraux Renschild, Roos, Levenhaupt, Slipenbak,
Hoorn, Sparre, Hamilton, le prince de Wurtemberg, pa-
rent du roi, et quelques autres, dont la plupart avaient
vu la bataille de Narva, faisaient tous souvenir les ofii-
ciers subalternes de cette journée où huit mille Suédois
avaient détruit une armée de quatre-vingt mille Moscovites
dans un camp retranché; les officiers le disaient aux sol-
dats; tous s'encourageaient en marchant.
Le roi conduisait la marche, porté sur un brancard à la
tête de son infanterie. Une partie de la cavalerie s'avança
par son ordre pour attaquer celle des ennemis ; la bataille
commença par cet engagement à quatre heures et demie
du matin. La cavalerie ennemie était à l'occident, à la
droite du camp moscovite; le prince MenzikofF et le comte
Golowin l'avaient disposée par intervalles entre des re-
doutes garnies de canons: le général Slipenbak, à la tête
des Suédois, fondit sur cette cavalerie. Tous ceux qui
ont servi dans les troupes suédoises, savent qu'il était
presque impossible de résister à la fureur de leur premier
choc; les escadrons moscovites furent rompus et enfoncés;
le czar accourut lui-même pour les rallier; son chapeau
fut percé d'une balle de mousquet; Menzikoff eut trois
chevaux tués sous lui : les Suédois crièrent victoire.
Charles ne douta pas que la bataille ne fût gagnée. Il
avait envoyé au milieu de la nuit le général Creuts avec
cinq mille cavaliers ou dragons, qui devaient prendre les
ennemis en flanc, tandis qu'il les attaquerait de front; mais
son malheur voulut que Creuts s'égarât, et ne parût point.
Le czar, qui s'était cru perdu, eut le temps de rallier sa
cavalerie: il fondit à .son tour sur celle du roi, qui, n'étant
point soutenue par le détachement de Creuts, fut rompue à
son tour; Slipenbak même fut fait prisonnier dans cet en-
gagement. En même temps soixante-douze canons tiraient
du camp sur la cavalerie suédoise; et l'infanterie russe,
débouchant de ses lignes, venait attaquer celle de Charles.
Le czar détacha alors le prince Menzikoff pour aller se
poster entre Pultawa et les Suédois: le prince Menzikoff
exécuta avec habileté et avec promptitude l'ordre de son
maître; non seulement il coupa la communication entre
l'armée suédoise et les troupes restées au camp devant