Boekgegevens
Titel: Littérature de l'enfance: choix de morceaux, destinés à l'usage des écoles
Auteur: Bruinvisch Maatjes, Adrianus
Uitgave: Zwolle: W.E.J. Tjeenk Willink, 1885
6e éd
Opmerking: II: Classes moyennes
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 6308
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_201348
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse taalkunde
Trefwoord: Frans, Leermiddelen (vorm)
Bekijk als:      
Scan: Afbeeldinggrootte:
   Littérature de l'enfance: choix de morceaux, destinés à l'usage des écoles
Vorige scan Volgende scanScanned page
Charles XII, roi de Suède (1697—1718), dictait des
lettres à son secrétaire, pendant que les ennemis l'assié-
geaient dans Stralsund. Une bombe tombe sur la maison
où il se trouvait, perce le toit, et éclate près du cabinet
du roi. Au fracas de ce projectile meurtrier, le secrétaire
laisse tomber sa plume. „Qu'y a-t-il donc?" dit Charles
d'un air tranquille, „pourquoi n'écrivez-vous pas?" •—Ah!
Sire, la bombe!" lui répond le sécretaire tout ému. —Eh
bien!" reprend le roi, „qu'a de commun la bombe avec ce
que je vous dicte? continuez toujours".
Le 4 aoiît 1700, à six heures du soir, Charles XII,
roi de Suède (1697—1718), débarqua avec ses troupes
à cinq milles de Copenhague. Le débarquement était
très-diflBcile, car les Danois firent un feu très-vif de leurs
batteries et des mousquets. — L'envoyé français Guiscard
était présent à l'expédition. Quand on s'approcha de la
terre et que la grêle des balles devenait toujours plus
forte, Charles dit à l'envoyé: „N'allez pas plus loin,
comte; vous n'avez pas affaire aux Danois". — Sire",
reprit Guiscard, galant et intrépide, „comme j'ai l'hon-
neur d'être accrédité auprès de Votre Majesté, j'espère
qu'elle ne voudra pas m'éloigner de sa cour au moment
qu'elle apparaît dans sa plus grande splendeur".
Le comte de Grancé avait été blessé au genou dans
une bataille. Les chirurgiens lui firent beaucoup d'inci-
sions qu'il supporta avec la plus grande constance; mais
s'impatientant à la fin, il demanda pourquoi ils le char-
pentaient si cruellement. „Nous cherchons la balle", lui
répondirent-ils. — Eh! que ne parliez-vous plus tôt?"
leur dit le comte; „je l'ai dans ma poche".
Le maréchal vicomte de Turenne, qui commandait
l'armée française en Allemagne, était tellement jaloux de
garder le secret, que son souverain, le roi Louis XIV
(1661—1715), dit un jour à un officier supérieur qui se
rendait dans le quartier général du maréchal: „Du reste,
vous avertirez Monsieur de Turenne de me mettre un peu
dans la confidence de ces plans; j'y ai au moins autant
d'intérêt que lui".