Boekgegevens
Titel: Livre de lecture et de version à l'usage des écoles catholiques
Deel: 5me partie
Auteur: [niet beschikbaar]
Uitgave: Tilbourg: presse a vapeur de l'hospice des orhelins, 1894
2me éd
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 6188
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_201302
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   Livre de lecture et de version à l'usage des écoles catholiques
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Voulant lui faire perdre l'envie de i-etourner à Per-
sépolis, capitale de la Perse, Astyage fit préparer des
repas somptueux. Cyrus regardait avec des yeux assez
indifférents ce superbe appareil et ne mangeait que
très peu.
Surpris de tant de sobriété dans un enfant, Astyage
lui en demanda la raison. « Au lieu de tous ces dé-
tours ," lui dit Cyrus, « au lieu de tant de choses pour
apaiser leur faim, les Perses prennent un chemin bien
plus court afin d'y arriver ; un peu de pain et quelques
racines leur suffisent."
Son grand-père lui ayant un jour permis de disposer
à son gré de tous les mets délicieux dont la table était
couverte, Cyrus les distribua aussitôt aux officiers qui
étaient présents; à l'un parce qu'il lui apprenait à
monter à cheval ; à l'autre parce qu'il servait fidèle-
ment le roi ; à celui-ci parce qu'il avait bien soin de sa
grand'mère, que l'enfant aimait beaucoup, etc. Sacas,
échanson d'Astyage, fut le seul à qui le jeune Cyrus
ne donna rien. Or, il faut savoir que cet officier,
outre sa charge d'échanson, avait encore celle d'intro-
duire chez le roi les personnes qui désiraient lui parler i
et, comme il ne lui était pas possible d'accorder cette
faveur à Cyrus aussi souvent que celui-ci le désirait, il
déplut au jeune prince, qui lui marqua son méconten-
tement ainsi qu'on vient de le voir.
Astyage, qui avait une considération particulière pour
Sacas, parce que cet échanson le servait avec beaucoup
de dextérité , dit en plaisantant au jeune Cyrus : « Sa-
cas n'a rien eu ; eh bien ! Sacas ne voudra plus me
verser à boire."