Boekgegevens
Titel: Premières lectures françaises: Fransch leesboek voor de lagere klassen der hoogere burgerscholen enz.
Auteur: Herrig, Ludwig; Helderman, D.J.
Uitgave: Deventer: A. ter Gunne, 1871
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: NO 09-353
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_200765
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse taalkunde
Trefwoord: Leesvaardigheid, Frans, Leermiddelen (vorm)
Bekijk als:      
Scan: Afbeeldinggrootte:
   Premières lectures françaises: Fransch leesboek voor de lagere klassen der hoogere burgerscholen enz.
Vorige scan Volgende scanScanned page
— 86 --
Tous. Oui, vengeons-nous!
Ignace. Ainsi, motus là-dessus! c'est
convenu. Et surtout bouche close à l'étude;
si le maître d'étude venait à se douter de
la chose, alors adieu la vengeance !
Tous. Oui, oui; c'est entendu, Yen-
gcance !
Ignace. Et pour commencer, je vous
tiens un vengeur tout prêt.
Un élève.x Qui ça?
Ignace. Vous allez-voir ; il doit être
là-haut. (Il ramasse une poignée de sable, qu'il
lance contre Us vitres d'une croisée au dessus du
perron.)
Un élève. Ah! je sais, c'est lord God-
dam ! (La croisée s'ouvre, John passe- la tête
dehors.)
SCÈNE VL
les pkbcédents, john.
Ignace. Dis donc, John; Saint-Michel
qui se promène là dans la grande cour, nous
a tout à l'heure débité sur ton compte un
tas de noirceurs à faire dresser les cheveux
sur la tête. 11 a dit que tu avais les che-
veux roux, et...
John, Yes, j'ai les cheveux roux. (11
quitte la croisée qui reste ouverte.)
Un élève. O bien, il n'est pas chatouil-
leux à l'endroit de sa personne.
Erançois. Le maladroit va lui parler
de cheveux roux à propos de noirceurs !
(A Ignace:) Eais-lui donc dresser les cheveux
avec autre chose.
Ignace. Laissez-moi faire. John! John!
(A John , qui reparaît :) . 11 nous a dit que les
Anglais étaient une nation de boutiquiers,
qui. . .
John. Yes, il y a beaucoup de belles
boutiques- chez nous. (Il se retire.)
Erançois. Trouve donc quelque chose
de mieux dans ta boutique, si tu veux que
ta marchandise prenne.
Ignace. John! John! pst! écoute donc !
(Joliu se remontre.) U a encorc dit que les
Anglais étaient un tas de luthériens, qui se
moquent du bon Dieu.
John. Je m'en moque.
Erançois, Du bon Dieu?
John. De vos propos.
Erançois. Écoute, John, ce ne sont
»as'nos propos à nous, mais ceux de Saint-
lichel, qui nous en a dit bien d'autres en-
core. Je ne conçois pas que tu puisses en-
durer toutes les impertinences de ce faquin-
là. Si j'étais Anglais, moi, et qu'on vînt
me dire que c'est Blucher et non pas Wel-
pai
Mi
lington, qui a gagné la bataille de Water-
loo, et que sans l'arrivée des Prussiens, les
tambours français rossaient Vilainton et toute
sou armée à coups de baguettes..,
John. Goddam! (Il pousse la fenêtre si vi-
goureusement qu'il fait sauter un carreau,)
Un élève. Bon! ça chauffe; nous allons
voir du nouveau.
(John traverse le théâtre en quatre bonds et
disparaît derrière la grille.)
SCÈNE VU.
LES MÊMES, excepté JOHN,
se placer
furieux,
Un élève (pendant que tous vont
à l'entrée de la grande cour). Il est
le cher insulaire.
Erançois. Mais voyez donc l'autre, qui
reste tranquillement appuyé contre le tilleul.
John va l'atteindre; gare la bombe! — Vlan!
le voilà par terre.
Un éleve (qui n'a pu voir). Saiut-Michel?
Lefranc. Non, l'Anglais; Saint-Michel
a fait un pas de côté, et John a donné du
nez contre l'arbre.
Le même élève. Ah! il s'est relevé.
Cette fois-ci il ne l'a pas manqué.
Erançois. Encore une! Voyez donc, —
il paie sans compter, Saint-Michel ne mar-
chande pas non plus. Us tapent ferme tous
deux. Quels roulements! c'est une bénédic-
tion, Ah, le traître! il lui a donné un
croc-en-jambe. — Bon, le voilà à son tour
les quatre fers en l'air. Sus ! sus ' — c'est
ça! Parlez-moi de ce plat de choucroute
avec un bifteck dessus. Bravo! bra., Eh
bien.-., il'est dessous maintenant!?
Ignace. Courons le secourir.
Lefranc. Que penses-tu donc? Dix
contre un, cela ne se fait pas.
Erançois. Oui, ce serait contrelasyn-
taxe française. Pas de solécisme ! C'est
égal, le poignet me démange furieusement. —
0 mais, je crois que notre allié est flambé. —
Oui, c'est fini, l'Angleterre succombe, —
et la Erance aussi, puisque c'est pour nous
qu'il s'est battu. C'est vexant tout de
même.
Lefranc. Otons-nous d'ici.
François, (pendant que les élèves revien-
nent sur le (levant do la scène). Il a eu du
guignon, notre champion. Mais l'autre n'en
sera pas quitte à si bon marché. Je lui
donne vingt-quatre heures pour se remettre
de sa victoire, et puis nous verrons qui de
nous deux frottera l'autre.
(Michel dont les cheveux et los vêtements sont