Boekgegevens
Titel: Premières lectures françaises: Fransch leesboek voor de lagere klassen der hoogere burgerscholen enz.
Auteur: Herrig, Ludwig; Helderman, D.J.
Uitgave: Deventer: A. ter Gunne, 1871
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: NO 09-353
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_200765
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse taalkunde
Trefwoord: Leesvaardigheid, Frans, Leermiddelen (vorm)
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   Premières lectures françaises: Fransch leesboek voor de lagere klassen der hoogere burgerscholen enz.
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17 —
Lucien ne démentit point celte espérance.
Après avoir employé les premiers jours à
visiter ses parents et ses amis, il se remit
au travail avec une nouvelle ardeur. L'ha-
bitude de s'occuper ayant développé son
esprit, il eut bientôt acquis les connaissan-
ces dont il avait besoin, pour se mettre à
la tête des affaires de sa maison. Elles
avaient un peu décliné depuis la mort de
son père. Leur poids était au-dessus des
forces d'une tendre veuve dé}à trop acca-
blée de sa douleur. Son activité, son ex-
actitude et son intelligence les eurent bien-
tôt rétablies. Un riche établissement qu'il
forma, et Tordre avec lequel il sut le con-
duire, le mirent en état de travailler lui-
même à Téducation de ses enfants nom-
breux. 11 s'attacha surtout à leur faire
bien sentir le prix inestimable du temps,
pour leur épargner, par son expérience, le
regret de Tavoir mal employé. (Berquin.)
Hed.Sohootmuseum
Amsterdam
37. AUX PETITS ENEANTS.
Livrez vous, mes enfants, aux plaisirs de
votre âge,
Consacrez vos âmes aux jeux;
Sautez, courez, chantez sous cet épais feuil-
lage,
Votre destin est d'être heureux.
Mais de ceci gardez la souvenance :
Quand à vous un pauvre viendra.
Faites Taumône à Tindigence,
Et le bon Dieu vous bénira.
Voyez ce vieux soldat brisé par la misère
Son corps est couvert de haillons ,
Et sur son noble front Tinquiétude amère
A creusé ces caves sillons,
llappelez-vous que jadis pour la France,
() mes enfants! sou sang coula;
Courez alléger sa souffrance.
Et le bon Dieu vous bénira.
Là bàs, voyez aussi la pauvre mendiante
Eu proie aux douleurs de la faim;
Voyez la se traîner sur la terre mourante.
Et venir nous tendre la main.
Donnez pour elle et sa jeune famille;
Devant vous le besoin fuira.
Jetez un sou dans sa sébile,
Et le^bou Dieu vous bénira.
Enfants, sur le chemin voyez ce chien fidèle
Conduisant les pas d'uvi vieillard,
Voyez son maître, à qui la nature cruelle
Jeta sur les yeux un brouillard.
Près du fossé, ce chien, comme avec peine.
Guide celui qui Téleva,
Donnez à Taveugle qu'il mène,
Et le bon Dieu vous bénira.
Enfin, ayez toujours pitié des misérables,
, O vous qui regorgez de bien;
Donnez-leur seulement les miettes de vos tables
Que. vos valets jettent aux chiens;
Et quand un pauvre, étendu sur la terre,
Mes enfants, vous implorera.
Ne repoussez pas' sa prière.
Et le bon Dieu vous bénira.
38. BIENFAISANCE.
Trois fils de parents riches avaient épar-
gné trois cents écus de leurs menus plai-
sirs. Ils formèrent le dessein d'employer
cette somme à faire ensemble un voyage,
et ils en obtini-ent la permission de leurs
parents. Ils partent, se réjouissant d'avance
du plaisir de voir de si beaux pays et des
choses si remarquables. Mais à peine ont-
ils fait deux lieues, qu'ils aperçoivent de
loin un grand feu. Ils se hâtent d'y arri-
ver et trouvent les malheureux habitants^
du village occupés à éteindre Tincendie qui
avait déjà consumé quelques-unes de leurs
maisons. Ces trois jeunes gens pensaient
trop noblement, pour rester simples spec-
tateurs. Ils aident autant qu'ils peuvent,
jusqu'à ce que le feu soit "éteint. On les
remercie des peines qu'ils se sont données;
mais se regardant en silence, et devinant
la pensée l'un de l'autre, ils vont chez le
curé auquel ils remettent les trois cents
écus qu'ils avaient destinés pour leur
voyage. »Employez ceci," lui disent-ils, »au
soulagement de ces gens que le feu a rui-
nés. Nous avons atteint le but de notre
voyage; notre dessein était d'employer cette
somme à notre plaisir; c%st ce que nous
venons de faire." En disant cela, ils quit-
lent l'ecclésiastique attendri, retournent
chez eux et emportent avec eux les béné-
dictions des paysans dont ils avaient si bien
mérite la reconnaissance, et celle de tous
ceux qui apprirent leur belle action.
39. NE PLEURE PAS.
Sais-tu combien d'étoiles
Brillent au firmament?
Sais-tu combien de voiles
Luttent contre le vent?
As-tu compté les mouches
Que fait naître un rayon?