Boekgegevens
Titel: Premières lectures françaises: Fransch leesboek voor de lagere klassen der hoogere burgerscholen enz.
Auteur: Herrig, Ludwig; Helderman, D.J.
Uitgave: Deventer: A. ter Gunne, 1871
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: NO 09-353
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_200765
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse taalkunde
Trefwoord: Leesvaardigheid, Frans, Leermiddelen (vorm)
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   Premières lectures françaises: Fransch leesboek voor de lagere klassen der hoogere burgerscholen enz.
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La lampe n'était pas éteinte:
L'heure, d'un triste son, vint soupirer minuit.
Au loin, d'un char de fête on entendait le bruit;
Mais on n'entendait plus de plainte.
Vers l'église portant ses pas.
Un prêtre, au jour naissant, allant à la prière,
Les voit blanchis de neige et couchés sur
la pierre,
Les appelle en pleurant... Us ne se lè-
vent pas.
Leur pauvre enfance, hélas! se tenait em-
brassée ,
Pour conserver sans doute un reste de chaleur;
Et ie couple immobile, efirayant de pâleur.
Tendait encore sa main glacée.
Le plus grand, de son corps couvrant l'autre
à moitié.
Avait porté sa main aux lèvres de son frère.
Comme pour arrêter l'inutile prière,
Comme pour l'avertir qu'il n'est plus de pitié.
llâ dorment pour toujours, et la lampe en-
core veille.
On les plaint; on sait mieux pluindre que
secourir.
Vers eux de toutes parts les pleurs viennent
Mais on ne venait pas la veille. [s'offrir;
(.Louis Belmoutet.)
23. LA LAITIERE ET LE POT AU
LAIT.
Perrette, sur sa tête ayant un pot au lait.
Bien posé sur un coussinet.
Prétendait arriver sans encombre à la ville.
Légère et court vêtue, elle allait à grands pas,
Ayant mis ce jour-là, pour être plus agile.
Cotillon simple et souliers plats.
Notre laitièra ainsi troussée
Comptait déjà dans sa pensée
Tout le prix de son lait, eu employait l'argent,
Achetait un cent d'oeufs, faisait triple couvée :
La chose allait à bien par son soin diligent.
»11 m'est, disait-elle, facile
D'élever, des poulets autour de ma maison;
Le renard sera bieu habile
S'il ne m'en laisse assez pour avoir un cochon.
Le porc à s'engraisser coûtera peu de son;
11 était, quand je Tens, de grosseur raison-
nable ;
J'aurai, le revendant, de l'argent bel et bon.
Et qui m'empêchera de mettre en notre élable,
Vu le prix dont il est, une vache et sou veau,
Que je verrai sauter au milieu du troupeau ?"
Perrette là-dessus saute aussi, transportée:
Le lait tombe; adieu veau, vache, cochon,
couvée.
La dame de ces biens, quittant d'un œil marri
Sa fortune ainsi répandue.
Va s'excuser à son mari,
En grand danger d'être battue.
Le récit en farce en fut fait ;
On l'appela le Pot au lait.
(La Fontaine.)
24. LES DEVOIRS DES ENFANTS.
Le travail seul conduit à la prospérité;
N'allons pas, nous flattant d'une espérance
vaine,
Attendre des succès sans travail et sans peine :
On n'obtient jamais rien sans l'avoir mérité.
N'aimons point le plaisir avec un fol excès.
Et que l'amour du jeu jamais ne nous emporte :
Que l'ardeur du travail soit chez nous la
plus forte-
Le devoir avant tout et le plaisir après.
Il faut dans son travail ordre exact et méthode;
Mettons-y de la suite, afin de faire bien.
Changer souvent d'objet peut paraître com-
mode ,
Mais c'est travailler fort et ne produire rien.
Il faut n'avoir jamais rien à se reprocher,
Alors on est én paix avec sa conscience;
Et le mal qu'on nous fait ne saurait nous
toucher,
Quand nous avons pour nous au moins notre
innocence.
(Morel de Vindé.)
25. EUGENE LE PARESSEUX.
Eugène était un petit garçon de sept ans,
plus sage et plus aimable, sous beaucoup
de rapports, que la plupart des enfants de
son âge. Il respectait et chérissait ses pa-
rents, ne disait point de mensonges, et se
montrait^ toujours plein de complaisance pour
son frère et sa sœur, plus jeunes que lui.
Mais Eugène avait un grand défaut, Eugène
était paresseux. 11 n'aimait pas à aller à
l'école et l'étude lui semblait une chose bien
pénible.
Lorsqu'on lui donnait une leçon à appren-
dre, au lieu de s'y appliquer de tout son
cœur, Eugène s'asseyait nonchalamment de-
vant son livre, s'amusait à en tourner les
feuillets ou à regarder les images; puis,
quand son tour venait de réciter, la leçon
était mal aite, le maître était méconteuti