Boekgegevens
Titel: Premières lectures françaises: Fransch leesboek voor de lagere klassen der hoogere burgerscholen enz.
Auteur: Herrig, Ludwig; Helderman, D.J.
Uitgave: Deventer: A. ter Gunne, 1871
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: NO 09-353
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_200765
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse taalkunde
Trefwoord: Leesvaardigheid, Frans, Leermiddelen (vorm)
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   Premières lectures françaises: Fransch leesboek voor de lagere klassen der hoogere burgerscholen enz.
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tent à examiner sont situées sur la rive
opposée, que baigne la Darse.
Nous ne nous occuperons pas des appar-
tements et des bureaux de la Direction ,
situés dans le bâtiment de l'Horloge; mais
la moitié du rez-de-chaussée est occupée
par le Musée des modèles, qui offre un beau
et intéressant spectacle. Tous les genres de
navires que la Erance a possédés y sont
représentés, depuis le canot et la yo e jus-
qu'au trois-ponts gigantesque.
Nous irons maintenant à l'atelier des
modèles, vous montrant en route l'énorme
fontaine où les navires de guerre viennent
faire de l'eau, et qui alimente le Bagne.
Mais il faut nous bâter. Nous avons en-
core à voir le dépôt des mâtures. On y a
réuni tout ce qui tient au mécanisme loco-
moteur des navires.
Nous allons entrer maintenant dans le parc
d'artillerie , placé dans un des bastions du
remp&rt construit par Vauban. Voici d'abord
les bureaux de la Direction de l'artillerie ;
à côté est le parc aux boulets, fermé par
une rangée de canons.
Nous ne pouvons pas nous arrêter ici à
tous les détails ; nous nous contenterons
d'indiquer le magasin aux affûts, — les ate-
liers des charpentiers, des menuisiers et des
tourneurs , — l'atelier des forges de l'artil-
lerie , avec ses belles et imposantes machi-
nes, — les magisins de charbon et de bois, —
de mitrailles, — l'atelier des mitrailles.
Toutes ces choses, d'ailleurs très-curieuses,
sont logées dans des bâtiments qui occupent
un espace long de 280 mètres. Nous avons
hâte d'entrer dans le pavillon de la Direc-
tion , où se trouvent la bibliothèque, les
plans, les modèles de pièces d'artillerie , et
entre autres celui de la Consulaire, ce ter-
rible canon, à la bouche duquel les deys
d'Alger ont plus d'une fois attaché des consuls
européens. Nous sommes maintenant dans
la salle d'armes.
C'est une véritable merveille que cette
salle d'armes. Rien de plus saisissant que
ces longues murailles bâties avec des ca-
nons de fusils , ces corniches, ces festons,
ces astragales faites d'armes meurtrières
qui étinceÛent au moindre rayon de lumière;
que ces mille et mille formes de l'architec-
ture et de la statuaire, reproduites à l'aide
de sabres, de pistolets, de poignards, d'é-
pées réunis en faisceaux et en colonnes
surmontées de trophées, avec un goût et un
art véritables, et produisant un ensemble
dont la description délierait la plume la
plus pittoresque.
L'Artillerie de Toulon est un des plus
riches et des plus vastes^ établissements
du port. Elle se développe sur plus de
300 mètres d'enceinte. Ses combles sont
pleins de gargousses et de caisses à poudre ;
es ateliers et magasins d'artifices forment
à eux seuls un arsenal. L'Artillerie occupe
près de mille bras.
Nous longeons maintenant nn quai bordé
de magasins où sont déposées toutes les
pièces enlevées aux navires en commission
de port. Ces pièces , depuis les plus grandes
jusqu'aux plus petites, sont étiquetées et
numérotées de manière à pouvoir être re-
placées dans l'ordre qu'elles occupaient sur
le navire à qui elles appartenaient. En
face sont rangés sur une ligne les navires
désarmés et les navires en armement. Les
premiers, toujours plus nombreux, et cela
se conçoit, ne reprendront pas pour la
plupart le grand chemin de la mer ; ils
sont là attendant que la décrépitude ou la
hache des forçats vienne mettre fin à une
existence éprouvée par tant de périls
d'avaries.
La double ligne de navires et de bâtisse£
finit à la Chaîne neuve, large ouverture,
barrée le soir par une chaîne eu fer qu'or
tend à fleur d'eau, pour interdire l'entrée
ou la sortie du port -à toute embarcatior
)endant la nuit, et qui reste plongée dani
a mer pendant le jour. Deux caronadef
chargées à mitraille sont dirigées du môli
occidental sur le môle opposé, pour défendra
le passage de la Chaîne aux forçats, ei
cas de révolte.
131. BATAILLE DES PYRAMIDES.
Le 21 juillet, l'armée partie d'Omdina
pendant la nuit, arrive sur les deux heure
après midi à une demi-lieue d'Embabeh, e
voit le corps des Mamelucks se déplovf
en avant du village; Bonaparte fait fan
halte; l'excès de la fatigue et de la chaleu
accablait les troupes: un repos d'une hem
seulement est le besoin du soldat; mais If
mouvements de l'ennemi leur en commai
dent ' le sacrifice , et l'ordre de bataille d<
vient uu besoin plus impérieux.
Tout est nouveau pour les Français,
arrière de la gauche de l'ennemi s'élevaiet
les Pyramides, ces immobiles témoins d(
plus grandes fortunes et des plus grand»
adversités du monde. En arrière de .
droite coulait majestueusement le vieux Nil
brillaient les trois cents minarets du Caire
et s'étendaient les plaines, jadis si fertili