Boekgegevens
Titel: Premières lectures françaises: Fransch leesboek voor de lagere klassen der hoogere burgerscholen enz.
Auteur: Herrig, Ludwig; Helderman, D.J.
Uitgave: Deventer: A. ter Gunne, 1871
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: NO 09-353
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_200765
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse taalkunde
Trefwoord: Leesvaardigheid, Frans, Leermiddelen (vorm)
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   Premières lectures françaises: Fransch leesboek voor de lagere klassen der hoogere burgerscholen enz.
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96 —
canons, du tabac , du cuir, des carrosses, et
fait un commerce assez considérable avec
r Allemagne et l'intérieur de la Erance.
Amiens fabrique des velours, des draps, des
toiles de coton et de lin, des cuirs et des
papiers peints. Abbeville a des maniifactures
de draps fins, de toiles et de batistes.
Troyes a des fabriques de satin, de drap,
de serge, de basin, de coton , de bougies,
et exporte beaucoup de craie; Mulhouse a
des fabriques d'indiennes, de drap, de
coton, de lin, de machines, etc.
Les principaux ports de mer de la Erance
sont: Dunkerque, sur la mer d'Allemagne;
Dieppe , le Hâvre , Cherbourg, Saint-Malo
et Brest, sur la Manche; Lorient, Nantes,
La Rochelle, Bordeaux, Bayonne, sur l'o-
céan Atlantique; Cette, Marseille et Tou-
lon, sur la mer Méditerranée. Le com-
merce est très-actif dans ces ports, et rien
n'est plus imposant que l'aspect des vaisseaux
de guerre réunis à Brest ou à Toulon.
Parcourez la Erance du nord au sud, vo-
tre étonnement et votre plaisir iront tou-
jours en croissant; les gras pâturages, les
fertiles champs de blé de la Elandre et de
la Beauce, céderont la place aux beaux ver-
gers de la Normandie et aux champs de lin
de la Bretagne. Les côtes de cette province
vous offriront les tableaux mélancoliques de
TEcosso et de la Norvège, adoucis par uu
climat tempéré. Des célèbres coteaux de la
Marne et des rives majestueuses du Rhin
vous pouvez passer aux vignobles de lu
Bourgogne, non moins fameux ; les bords
délicieux de la Loire arrêteraient vos pas,
si les rochers volcauisés de l'âpre et salubre
Auvergue, les basaltes du Velay et du Vi-,
varais, et les sites helvétiques du Jura, ne
se disputaient vos regards. Quoique vous
ayez voyagé dans les montagnes, le Dauphiné
vous reserve ' des suprises; ses rochers nus
et stériles, bornant des vallées fécondes, le
climat rude de ces hauteurs dominant une
température délicieuse, les superbes bois de
mélèzes et de sapins , et la variété des
plantes et des minéraux, seront encore
nouveaux pour vous. Si vous n'avez pas
visité ritalie et l'Espagne, vous vous con-
solerez lorsque les orangers et les oliviers ,
les plantations de mûriers et les jardins
embaumés, sous le beau ciel de la Provence
et du Languedoc, s'offriront à vos regards.
Vous concevrez alors pourquoi ces contrées
ont inspiré plus de Troubadours que le reste
de la Erance. Passez enfin la Garonne, et
allez goûter le plaisir utile de vous abreuver
des eaux salutaires des Pyrénées, au milieu
des sites les plus pittoresques, où des
physionomies un peu moresques frapperont
votre vue, et ou des sous étrangers vous
feront souvenir du voisinage de l'Espagne.
Quelle foule d'objets curieux s'offriront dans
ce voyage à vos regards étonnés ! Nulle
contrée n'en est dépourvue; la nature est
moins lasse de produire que votre curiosité
d'observer. Partoiït elle a ménagé des
surprises au voyageur ; s'il rencontre de
distance en distance des lieux arides , des
plaineg monotones, des contrées sans aucun
charme, ils le préparent mieux , par le con-
traste , aux beautés qui vont leur succéder :
ou bien cette aridité cache des richesses
minérales et couvre des phénomènes souter-
rains d'un- grand intérêt. Pourvu qu'il soit
muni de quelques connaissances en his-
toire naturelle, et doué d'un esprit observa-
teur, il sera arrêté presque h chaque,pas,
et ne cessera d'admirer une nature si variée
dans ses effets , et pourtant si simple dans
sa marche. Sa curiosité sera trop excitée
pour se contenter d'un regard superficiel ;
il pénétrera dans l'intérieur des chaînes de
montagnes ; guidé non par l'intérêt, mais
par la noble envie de s'instruire, il s'enfon-
cera dans l'intérieur de la terre. Uu nouveau
monde s'ouvrira devant lui. 11 y verra les
précieuses découvertes de la géologie; les
métaux et les minéraux étaleront à ses yeux
les formes et les couleurs les plus variées ;
il connaîtra la singulière structure du sol
qu'il a longtemps foulé avec indifférence, et
il a'percevra un monde souterrain , peut-être
aussi curieux que celui qu'éclaire le grand
jour. Si la surface de la terre lui présente
la variété infinie de la nature vivante, il
trouvera sous le sol le tombeau d'individus,
d'espèces et môme de genres détruits ; et
ces débris gisent là comme autant de mo-
numents qui seuls nous révèlent les boule-
versements et les révolutions auxquels la
nature à été en proie , avant de prendre
cet aspect riant et paisible qui invite l'homme
à habiter sur ces ruines des premiers âges,
cachés sous la verdure et les moissons.
92. L'INVASION DES BARBARES.
La Gaule était primitivement occupée par
trois grands peuples : les Belges au nord ,
entre la Seine, la Marne, le Rhin et la
mer; les Celtes ou Gaëls, entre la'Seine
et la Garonne; les Aquitains (Ibères), au
sud de la Garonne. Toutes les tribus cel-
tiques et belges avaient des coutumes et
une organisation à peu près semblables.