Boekgegevens
Titel: Premières lectures françaises: Fransch leesboek voor de lagere klassen der hoogere burgerscholen enz.
Auteur: Herrig, Ludwig; Helderman, D.J.
Uitgave: Deventer: A. ter Gunne, 1871
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: NO 09-353
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_200765
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse taalkunde
Trefwoord: Leesvaardigheid, Frans, Leermiddelen (vorm)
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   Premières lectures françaises: Fransch leesboek voor de lagere klassen der hoogere burgerscholen enz.
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gaols et les Portugais, les Hollandais, les
Anglais, les Américains-Unis de la N.-An-
gleterre.
Les terres basses et submergées le long
de la mer ou des rivières, éveillent l'esprir,
d'industrie en forçant leurs habitants à se
défendre contre Teau, (Hollande, pays Fri-
sons, plEÙne du Pô, Egypte.)
Les îles assez grandes pour se suffire à
elles-mêmes ou assez distantes de toute autre
terre pour être isolées, impriment à leurs
habitants un caractère original et singulier.
(Angleterre, Hébrides, Islande, Sardaigne et
Corse, Japon.)
Les fleuves fournissent aux sauvages des
poissons pour leur nourriture, et sont pour
les peuples civilisés de' grandes roules de
commerce.
Les fleuves n'offrent pas tous les mêmes
avantages pour la navigation. Les uns ont
leur dernière chute à leur sortie des mon-
tagnes et de leur cours supérieur (Rhin,
Amazone, Missouri, Gange, etc.); les
autres foraient encore une cataracte à leur
entrée dans leur cours inférieur (Danube,
Dnieper, Nil, etc.). Les uns ont un cours
très-rapide, ou encombré d'écueils, etc.
(Rhône, Mississipi), tandis que sur d'autres
souffle un vent violent en sens inverse du
courant (Amazone, la Plata, etc.).
4) Formes de la surface. La terre a dan§
les temps primitifs tracé aux peuples les
bornes précises de leurs habitations, et lorsque
riiistoire commence, on voit chaque contrée
physique (Iran, Arabie, Asie-mineure,
Arménie, Grèce, Ibérie), ou plusieurs con-
trées voisines dcut la réunion forme un
ensemble (Chine, Inde), être eu la posses-
sion d'un seul et même, peuple qui porte
déjà l'indélébile empreinte de sa patrie.
Dans les plaines se forment les plus
grandes nations (Chinois , Indiens , Russes,
etc.), et les plus petites peuplades. Uu
nombre d'hommes peu considérable dans une
plaine immense et aride (N.-Hollande, Si-
bérie) , ou dans des forêts impraticables
(Amazone, Orénoque, Sibérie) se diviseront
en familles qui deviendront autant de hor-
des distinctes ; et de même les habitants
d'un ^pays coupé par des golfes ou par des
bras ^de fleuves, formeront en se civilisant
plusieurs petits états indépendants, tels que
les Frisons.
L'homme qui se rend d'un pays dans un
autre, ne peut point suivre indifféremment
toute direction quelconque. H rencontrerait
bientôt d'infranchissables montagnes, de
larges.ou impétueuses rivières, des déserts de
sable. La conGguration du sol indique nn
certain nombre de routes qui sont les seules
praticables ou les plus faciles, et qui passent
par les cols les plus bas, les eaux cou-
rantes los moins larges ou les plus guéables
et par les oasis. De là la distinction très
importante des pays de passage et des pays
écartés. Les armées; les caravanes, les
voitures et les bateaux; les idées, les inven-
tions , les croyances, passent de siècle en
siècle par les mêmes contrées qui, toujours
agitées, s'enrichissent aujourd'hui de leur
grand-commerce et seront demain dévastées
par la guerre, tandis que des contrées sou-
vent très peu distantes conservent dans le
silence, les mœurs, la simplicité et l'ignorance
des anciens temps.
Les plaines et les montagnes, les pays
de passage et les pays à l'écart, les fleuves,
les côtes, les divers sols et climats se com-
binent d'une manière particulière, dans cha-
que continent, chaque pays, chaque province,
et ces diverses combinaisons donnent à tou-
tes ces régions physiques leur physionomie
individuelle.
Telle région est un pays de montagnes,
dont les habitants se diviseront en plusieurs
états (Grèce, Italie, Espagne, Allemagne);
telle aulre est une plaine qui renferme plus
de plaines que de montagnes, et sera le
siège d'un état unique (Dancmarlc, Russie,
Suède, France, Angleterre). L'une ,a sur
ses frontières de hautes montagnes ou des
fleuves qui contiennent et protègent ses ha-
bitants (Chine, Inde, Grèce, Italie, Espagne,
Hongrie, Bohême, Suisse, France); l'autre
est ouverte de toutes parts ou sur plusieurs
points (Turkestan, Arménie, Allemagne),
Ici est une province qui, par sa situation ,
ses fleuves, ses richesses, etc., est destinée
à dominer sur toutes tes autres (Castille,
Volga-Moyen, Tamise) ; là au contraire tou-
tes les provinces sont presque égales (Grèce,
Allemagne). Telle région est préparée à
devenir une puissance maritime, non seule-
ment par ses ports, mais par la configura-
tion intérieure du pays, par ses rivières,
leur direction, leur inclinaison, etc. (Angle-
terre, Hollande, comparées à l'Espagne, à
la Russie, à l'Arabie); telle autre, malgré
son voisinage de, la mer et ses ports, ne
peut être que le séjour d'un peuple conti-
nental (Iran, et jusqu'à un certain point la
N.-Espagne). Telle chaîne de montagnes
comprend de grandes vallées ou des pla-
teaux, et plusieurs peuples'propres (Alpes-,
Alpes Scandinaves, llèmus, Appennin-Moyen,
Caucase, Himalaya, Andes); telle autre qui