Boekgegevens
Titel: Premières lectures françaises: Fransch leesboek voor de lagere klassen der hoogere burgerscholen enz.
Auteur: Herrig, Ludwig; Helderman, D.J.
Uitgave: Deventer: A. ter Gunne, 1871
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: NO 09-353
URL: https://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_200765
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse taalkunde
Trefwoord: Leesvaardigheid, Frans, Leermiddelen (vorm)
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   Premières lectures françaises: Fransch leesboek voor de lagere klassen der hoogere burgerscholen enz.
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91 —
porter depuis cette scène, hué et indigne-
ment outragé par tous les internes , et at-
taqué par l'un d'entre eux, prouvent que
cet Ignace ne m'a point fait de menaces eu
l'air, et qu'il exerce assez d'influence sur
ses camarades pour les rendre facilement
complices de ses méchancetés." — (Parlé:)
Oui, nous sommes de jolis garçons: il nous
souffle notre argent, puis il nous rembourse
avec les coups que nous allons bêtement
nous distribuer les uns aux autres. Tenez,
lisez le reste, si vous voulez ; (il tend la
lettre, Lefranc la prend) j'en sais assez, moi.
Je vais dire uu petit mot à notre banque-
routier.
Lefranc. Ce n'est pas là le plus pressé.
Nous avons fait tort à ce pauvre Michel,
il ne faut pas que la réparation se fasse
attendre.
François. C'est cela. "^D'abord, le pre-
mier qui se permettra encore de l'appeler
Saint-Michel, aura affaire à moi. Venez.
(Il monte le perron, les autres se disposent à
le suivre, il leur fait signe de rester.) Quand
on parle du loup,.,. (11 entre dans la mai-
son; après une petite pause, il revient, tirant
MiclieF par le bras et s'arrêtant avec lui au liant
du perron).
SCÈNE XII.
LES PRÉCÉDENTS, MICHEL,
François... on en voit la queue. Vois
tu, mon cher Michel, nous sommes ici un
assortiment de bêtas, qu'un méchant intri-
gant, tu sais bien qui je veux dire, a me-
nés par le bout du nez et^nnimés contre
toi, en nous faisant accroire que tu étais
un voyou, une canaille, un jésuite, un..,,
enfin tout ce qu'il est lui-même. Nous t'a-
vons fait une guerre injuste, et pour cela
nous sommes prêts à te donner toutes les
satisfactions que tu voudras; et après, si
cela to convient, nous serons bons cama-
rades. N'est-ce pas, vous autres?
Les élèves. Oui, oui, certainement,
vive la paix!
Michel (descendant les marches). Mes
chers amis, j'accepte franchement la récon-
ciliation que vous me . . . (François s'clance
après lui, tous entourent Michel, lui prennent les
mains, lui sautent au cou, l'embrassent, en criant
Mvive la joiel vivent ies bons caniaradesl" Le
portier vient sur lo seuil de sa loge contempler le
tumulte. On entend Michel qui crie; »Assez! je
vous en prie; vous m'étoulTez!" François et Lefranc
le haussent sur leurs épaules; il fait un effort en
écartant rapidement à droite et à gauche les têtes
de François et de Lefranc, et retombe sur ses
pieds, les cheveux et les vêtements dans un com-
plet désordre.)
François (à Michel). Bien touché! (Usante
sur les épaules de Lefranc.) Silence au parterre !
(Les élèves se rangent.) Mandons et faisons
savoir à tous qu'il appartiendra, que la
France s'est réconciliée avec l'Allemagne,
et que pour fêter cet heureux événement,
les susdites vont fraterniser en forme. (Se
tournant vers le i»ortier:) Portier, mOU ami,
vous nous procurerez les ustensiles et ingré-
dients nécessaires à cette fin, vous savez
(il fait le geste de quelqu'un qui boit). Pro-
clamons en outre que l'Allemagne est la
première nation du monde. Après nous,
toujours; n'est-ce pas, toi. Sir John?
John. Yes, après nous. (11 s'en va.)
François. Et vive la France! et l'Alle-
magne avec.
Tous. Vive l'Allemagne! vive la France !
François. Maintenant, messieurs les
échantillons de la France et de l'Allemagne,
avant de descendre de cette tribune (frappant
sur la tête de Lefranc), je VOUS soumettrai la
question de savoir ce que nous ferons du
sournois qui a tenté de semer la discorde
entre les deux nations.
Un élève. Méprisons-le, et infligeons-
lui la honte d'être sans amis.
François. C'est mon avis. Rompons
toute liaison avec lui; et pour le faire bis-
quer, lui et tous ceux du même numéro,
crions: Vivent les cœurs droits!
Tous, Vivent les cœurs droits!
François. Vivent les gens d'honneur,
de quelque pays qu'ils soient !
90. ACTION DE LA NATURE SUR LES
PEUPLES.
Cette action varie selon les pays; car la
terre se divise en contrées qui ont chacune
un caractère propre, et qui influent d'une
manière diverse sur leurs labitants. Toute
contrée a son peuple.
La terre agit sur les peuples par le sol
et le climat, par l'eau et par les formes de
la surface.
Les iufliienccs du soi et' du climat se
combinent et ne peuvent être distinguées.
La surface terrestre se divise: 1) en ré-
gions inhabitables: les déserts de sable, les
contrées polaires, et les parties les plus
hautes des montagnes neigées;
2) en régions habitables, mais incultiva-
bles: les steppes, les plaines boréales, les
régions des pâturages dans les montagnes;
3) en régions cultivables: les plaines ou
les vallées fertiles, dont les unes sont ou-