Boekgegevens
Titel: Exercices de mémoire, de lectures et de déclamation: ou Mélanges, en prose et en vers ...
Auteur: Verenet, George C.
Uitgave: Utrecht: C. van der Post jr, 1862
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: IWO 678 D 63
URL: http://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_205535
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse letterkunde
Trefwoord: Frans, Leermiddelen (vorm), Proza (teksten), Gedichten (teksten)
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   Exercices de mémoire, de lectures et de déclamation: ou Mélanges, en prose et en vers ...
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I paie; que le marchand donne du fruit de son commerce; que
l'artisan donne du travail de ses mains; que le pasteur consacre
de ce que lui procurent ses méditations et ses études; que le
= jeune homme donne de ses plaisirs; que la femme mondaine
ij donne de ses ornements; que la pécheresse donne le parfum de
grand prix destiné à des usages profanes; que l'habitant de
P ces provinces donne de son patrimoine; que le réfugié donne,
qu'il ramasse les débris de son vaisseau fracassé, et qu'il en
allume un feu pour offrir des sacrifices à ce dieu qui l'a sauvé
J du naufrage.
„Mes Frères, je ne sais quels mouvements de joie me pénè-
i trent et me transportent ; je ne sais quels mouvements de mon
g cœur me promettent que ce discours aura plus de succès que
j ceux que nous vous avons adressés jusqu'à ce jour. Demandez
avec hardiesse, distributeurs de nos charités; venez dans nos
maisons, bénis de VÉternel, et recueillez les aumônes d'un peuple
qui contribuera avec joie, et qui donnera même avec »recon-
naissance
MARIE-LOUTS-ALPHONSK DE I.AMA11TINE, îllustrc poètc français, cst né à
Mâcon (Saône-et-Loire), le 21 octobre 1790. Son nom de famille est de
iprat; le nom de Lamartine, qu'il a pris, était celui d'uu oncle maternel,
[pendant la Terreur, sa famille vivait retirée dans sa propriété de Milly
ï) La munificence, on le sait, est une vertu endémique en Hollande;
harnais les généreux habitants de ce pays hospitalier ne se lassent de don-
|uer, jamais la crainte d'être importun ne saurait retenir l'homme de dieu,
béni de l'Éternel, qui lui-même se plaît en donnant Texemple, à con-
)urir au même but. — saurin, inspiré d'un beau mouvement oratoire,
jïne cherche pas à faire l'éloge de la charité, il ne s'élend pas même sur
(Ja nécessité du moment et sur l'étendue des misères qu'il faut soulager;
lais il expose avec une originalité puissante et une force de raisonne-
lent invincible le rôle de la charité dans les desseins de la Providence.
lUssi, l'émotion que produisirent sea exhortations éloquentes fut générale
i^t profonde. En sortant du temple, chacun fit d'abondantes aumônes,
Ijîhacun voulut à l'envi contribuer à soulager la glorieuse infortune des vie-
fiimes de la persécution.