Boekgegevens
Titel: Exercices de mémoire, de lectures et de déclamation: ou Mélanges, en prose et en vers ...
Auteur: Verenet, George C.
Uitgave: Utrecht: C. van der Post jr, 1862
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: IWO 678 D 63
URL: http://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_205535
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse letterkunde
Trefwoord: Frans, Leermiddelen (vorm), Proza (teksten), Gedichten (teksten)
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   Exercices de mémoire, de lectures et de déclamation: ou Mélanges, en prose et en vers ...
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prononcé à La Haye, à Toccasion d'une collecte ordonnée pour les réfugiés
tombés dans Tindigence. Inutile d'ajouter que, banni lui-même et menacé
d'une mort ignominieuse s'il remettait le pied sur le sol de sa patrie,
asservie au plus avilissant despotisme, Saurin éprouvait un sentiment de
respect et de douloureuse sympathie pour ccs exilés volontaires qui avaient
suivi leurs ministres chassés.
Fragment d'un sermon sur l'Aumône*
„Si dieu vous demande vos aumônes," dit-il, „c'est par un
effet de sa bonté envers vous. Oui, je voudrais graver cette
vérité dans votre âme, et ce sentiment dans vos cœurs. Je
voudrais vous faire bien comprendre que dieu n'a pas besoin
de vous pour l'entretien des pauvres, et qull a mille moyens
en main pour leur subsistance. Je voudrais vous pouvoir bien
convaincre que s'il a voulu qu'il y eût des pauvres, ç'a été
par un principe que nous avons marqué; ç'a été par un principe
de grandeur à laquelle je ne sais quel nom il faudrait donner.
Dans la dispensation de ses autres grâces, s'il vous réjouit par
la magnificence de ses dons, Il vous accable sous leur poids:
aujourd'hui II veut vous devoir quelque chose. 11 veut devenir
votre débiteur. Il se fait pauvre pour pouvoir être enrichi
par vous."
„Que des raisons si pressantes, que de si nobles motifs se
fassent jour à travers les cœurs les plus endurcis; que chacun
se les applique en particulier. Car il arrive pour l'ordinaire,
en ces circonstances, que chacun se repose sur le public, et,
s'imaginant que sa charité particulière ne sera rien sur la somme
totale, il se dispense de donner par cette raison. Non, mes
Frères, il n'y a personne ici qui ne fasse nombre, il n'y a
personne qui ne doive se considérer comme le public, et comme
formant en quelque sorte toute l'assemblée; il n'y a personne qui
ne doive considérer sa contribution comme décidant de l'abon-
dance ou de la disette de notre collecte. Ainsi, que chacun
se taxe, que personne ne demeure en arrière; qu'on voie une
noble émulation au milieu de nous: que le grand donne des
revenus de ses emplois; que l'homme de guerre donne de sa