Boekgegevens
Titel: Exercices de mémoire, de lectures et de déclamation: ou Mélanges, en prose et en vers ...
Auteur: Verenet, George C.
Uitgave: Utrecht: C. van der Post jr, 1862
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: IWO 678 D 63
URL: http://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_205535
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse letterkunde
Trefwoord: Frans, Leermiddelen (vorm), Proza (teksten), Gedichten (teksten)
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   Exercices de mémoire, de lectures et de déclamation: ou Mélanges, en prose et en vers ...
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283.
avant 1620, elle jette le plus grand éclat pendant trente an-
nées, jusqu'à ce qua la fin surviennent presque coup sur coup
le mariage de M™® de Montausier en 1645, la Fronde en 1648,
la mort de M. de Rambouillet en 1652, la vieillesse et les in-
firmités de la noble femme qui l'avait créée et si longtemps
soutenue.
Notice.
ABEL-FRANÇOIS VILLEMAIN, célèbre écrivain français, membre de
rinstitut, secrétaire perpétuel de TAcadémie française, est né à Paris, le
11 juin 1790. Parmi ses œuvres, il faut placer en première ligne le
résumé de ses leçons des années 1828 — 1829, sous le titre de Cours de
Littérature française ,iQM\tQ.\x du XVII® siècle. Rappelons ensuite A'scoMrs
et mélanges littéraires; Nouveaux mélanges historiques et littéraires; Études
littéraires, anciennes et étrangères; Souvenirs contemporains, etc. — Son
style est à la fois pur et correct.
L'École normale en 1812.
(Extrait des Souvenirs historiques de M. Villemain).
Parmi bien des souvenirs politiques, bien des confidences re-
çues, ou des témoignages recueillis sur l'histoire de nos qua-
rante dernières années, je veux choisir aujourd'hui l'anecdote
la plus littéraire, la plus inoffensive pour tout le monde. Je
me reporte en pensée à Torigine d'un établissement universitaire
que nous possédons encore, et que j'ai eu l'occasion de bien
connaître et de servir en différents temps et sous des formes
très-différentes: je suis à l'Ecole normale, dans Jes premiers
jours de sa fondation de 1811 à 1812, époque oii créée ma-
gnifiquement sur le papier par Décret Impérial, elle n'occupait
encore qu'un réduit fort modeste dans les combles de l'ancien
Collège Louis-le-Grand, avec une quarantaine d'élèves et trois
ou quatre maîtres seulement.
J'avais, quoiqu'à peine à l'âge de la conscription, l'honneur
d'être un de ces maîtres pour une partie de l'enseignement des
lettres latines et françaises. Un savant homme, le premier
grammairien de notre temps, le père et l'instituteur de ïorien-