Boekgegevens
Titel: Exercices de mémoire, de lectures et de déclamation: ou Mélanges, en prose et en vers ...
Auteur: Verenet, George C.
Uitgave: Utrecht: C. van der Post jr, 1862
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: IWO 678 D 63
URL: http://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_205535
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse letterkunde
Trefwoord: Frans, Leermiddelen (vorm), Proza (teksten), Gedichten (teksten)
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   Exercices de mémoire, de lectures et de déclamation: ou Mélanges, en prose et en vers ...
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265.
Notice.
jean-jacques barthélémy naquit à Cassis, petit port de Provence
(Bouches-du-Rhône), le 20 janvier 1716. 11 fit à l'Oratoire de Marseille
ses premières études, qu'il acheva chez les jésuites. Les langues anciennes
furent l'objet de ses travaux. En 1744, il vint à Paris, oh de Boze, garde
du cabinet des médailles, l'accueillit avec bienveillance et le jugea digne
de se l'associer. En 1753, il remplaça de Boze, qui venait de mourir.
Barthélémy, pour augmenter la collection qu'on lui avait confiée, parcou-
rut l'Italie et visita les ruines d'flerculanum. Partout il fut traité avec
les égards dus à son savoir et à sa modestie. En 1788, il publia son
Voyage du jeune Anacharsift en Grèce, qu'il avait passé 30 ans à com-
poser. L'année suivante il fut élu membre de l'Académie française. Tant
de mérite et de vertu ne l'empêchèrent pas, en août 1793, d'être arrêté.
Cependant on le remit aussitôt en liberté. Barthélémy mourut le 30 avril
1795. Il a laissé des Mémoires sur sa vie, qui offrent de l'intérêt.
Les Jeux Olympiques.
En arrivant, nous rencontrâmes une procession qui se ren-
dait au temple de Minerve. Elle faisait partie d'une cérémonie
où les jeunes gens de TÉlide s'étaient disputé le prix de la
beauté. Les vainqueurs étaient menés en triomphe: le pre-
mier, la tête ceinte de bandelettes, portait les armes que Ton
consacrait à la déesse; le second conduisait la victime; un troi-
sième était chargé des autres offrandes.
J'ai vu souvent dans la Grèce de pareils combats, tant pour
les garçons que pour les femmes et les filles. J'ai vu de même
chez des peuples éloignés, les femmes admises à des concours
publics, avec cette différence pourtant que les Grecs décernent
le prix à la plus belle, et les barbares à la plus vertueuse.
La ville est décorée par des temples, par des édifices somp-
tueux; par quantité de statues dont quelques-unes sont de la
main de Phidias. Parmi ces derniers monuments, nous en vî-
mes où l'artiste n'avait pas montré moins d'esprit que d'habi-
leté; tel est le groupe des Grâces dans le temple qui leur est
consacré. Elles sont couvertes d'une draperie légère et bril-
lante; la première tient un rameau de myrthe en l'honneur de