Boekgegevens
Titel: Exercices de mémoire, de lectures et de déclamation: ou Mélanges, en prose et en vers ...
Auteur: Verenet, George C.
Uitgave: Utrecht: C. van der Post jr, 1862
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: IWO 678 D 63
URL: http://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_205535
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse letterkunde
Trefwoord: Frans, Leermiddelen (vorm), Proza (teksten), Gedichten (teksten)
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   Exercices de mémoire, de lectures et de déclamation: ou Mélanges, en prose et en vers ...
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245.
Nîrait tout haut le dieu de Tunivers!
Oui, l'éteknel s'explique par l'immense,
Dans ton miroir j'ai vu les cieux ouverts ...
Sombre Océan, par qui ma foi commence,
Les jours sont doux près de tes flots amers!
Notice
JOSEPH MicHAUD, né à Bourg en-Bresse jAin), en 1769, débuta dans la
presse royaliste. Sous la révolution, il fonda le journal la Quotidienne,
et soutint courageusement la cause de la royauté et de la religion. Il fut
condamné à mort, puis à la déportation, et alla chercher un asile dans
les montagnes du Jura. En 1814, il fit reparaître la Quotidienne, qu'il a
continuée jusqu'à sa mort, arrivée en 1839. On doit à Michuud plusieurs
poèmes, dont le Printemps d'un proscrit est le plus remarquable; la meil-
leure Histoire des Croisades, la Correspondance d'Orient, un des livres
les plus instructifs et les plus intéressants qui aient été publiés sur cette
contrée; une Collection de Mémoires sur t histoire de France, etc.
Fin d'une belle Journée de printemps.
L'astre brûlant du jour s'incline vers les monts.
Et Zéphire, endormi dans le creux des vallons,
S'éveille, et, parcourant la campagne embrasée,
Verse sur le gazon la féconde rosée:
Un vent frais fait rider la surface des eaux.
Et courbe, en se jouant, la tête des roseaux.
Déjà l'ombre s'étend : ô frais et doux bocages !
Laissez-moi m'arrêter sous vos jeunes ombrages,
Et que j'entende encor, pour la dernière fois,
Le bruit de la cascade et le doux chant des bois!
De la cime des monts tout prêt à disparaître.
Le jour sourit encore aux fleurs qu'il a fait naître:
Le fleuve, poursuivant son cours majestueux.
Réfléchit par degrés, sur ses flots écumeux,
Le vert sombre et foncé des forêts du rivage.
Un reste de clarté perce encore le feuillage;