Boekgegevens
Titel: Exercices de mémoire, de lectures et de déclamation: ou Mélanges, en prose et en vers ...
Auteur: Verenet, George C.
Uitgave: Utrecht: C. van der Post jr, 1862
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: IWO 678 D 63
URL: http://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_205535
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse letterkunde
Trefwoord: Frans, Leermiddelen (vorm), Proza (teksten), Gedichten (teksten)
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   Exercices de mémoire, de lectures et de déclamation: ou Mélanges, en prose et en vers ...
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202.
Contre nous, de pied ferme, ils tirent leurs épées
Des plus braves soldats les trames sont coupées,
Et la terre et le fleuve, et leur flotte et le port,
Sont des champs de carnage où triomphe la mort.
Oh! combien d^actions, combien d'exploits célèbres
Eurent ensevelis dans l'horreur des ténèbres,
Où chacun, seul témoin des grands coups qu'il donnait,
Ne pouvait discerner où le sort inclinait!
J'allais de tous côtés encourager les nôtres,
Faire avancer les uns, et soutenir les autres;
Eanger ceux qui venaient, les pousser à leur tour,
Et n'en pus rien savoir jusques au point du jour.
Mais enfin sa clarté montra notre avantage;
Le Maure vit sa perte, et perdit le courage;
Et, voyant un renfort qui nous vint secourir
Changea l'ardeur de vaincre en la peur de mourir.
Ils gagnent leurs vaisseaux, ils en coupent les câbles.
Nous laissent pour adieux des cris épouvantables
Font retraite en tumulte, et sans considérer
Si leurs rois avec eux ont pu se retirer.
Ainsi leur devoir cède à la frayeur plus forte;
Le flux les apporta, le reflux les remporte^).
Cependant®) que leurs rois, engagés parmi nous,
Et quelque peu des leurs, tout percés de nos coups.
Disputent vaillamment et vendent bien leur vie,
A se rendre, moi-même en vain je les convie;
Le cimeterre au poing, ils ne m'écoutent pas;
Mais, voyant à leurs pieds tomber tous leurs soldats,
Et que seuls désormais en vain ils se défendent,
>) Licence poétique; l'épée était alors une arme inconnue aux Maures.
2) Perte, -perdit, est une négligence, et le uu remplissage.
3) Qui venait à noire secours.
On ne doit pas faire rimer une syllabe longue avec une syllabe brève.
5) racine, en imitant Virgile {Mn., 1. VIII, v. 240), a dit:
Le flot qui l'apporta recule épouvanté.
6) Ce mot comme conjonction a vieilli; il se disait poétiquement pour i
pendant que. 1