Boekgegevens
Titel: Exercices de mémoire, de lectures et de déclamation: ou Mélanges, en prose et en vers ...
Auteur: Verenet, George C.
Uitgave: Utrecht: C. van der Post jr, 1862
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: IWO 678 D 63
URL: http://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_205535
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse letterkunde
Trefwoord: Frans, Leermiddelen (vorm), Proza (teksten), Gedichten (teksten)
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   Exercices de mémoire, de lectures et de déclamation: ou Mélanges, en prose et en vers ...
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sur le mot qui déjà a éié dit, et qtHon répété pour donner plus
de force et plus de grâce au discours.
Tout ce que nous avons dit sur la récitation de TApologue
s'applique également à celle du Conte, de r Allégorie ^ de V Anec-
dote, ou de la Narration. En observant les figures des mots,
les différentes voyelles longues ou brèves, et la ponctuation, on
s'exprimera toujours bien.
nicolas boileau-despréaux, siimommé le Juvênal du XVII« siècle,
naquit le novembre 1636, à Crosne près de Paris, selon quelques
biographes, et à Paris même, selon d'autres. Il commença ses études au
Collège d'IIarcourt et les termina à celui de Beauvais. La satire qu'il pu-
blia en 1G60 fut son véritable début. Il en écrivit encore 8 qui avec les EpUres,
VArt poétique, et le Lutrin, forment ses titres à l'immortalité. De tous
les ouvrages de Boileau, le Lutrm est celui oii il y a le plus de verve
comique et d'invention poétique. Ce poème, si admirable dans les détails,
iest une épopée badine, où Pauteur chante un démêlé survenu entre le
trésorier et le chantre de la Sainte-Chapelle de Paris, pour savoir si un
pupitre d'église serait placé dans un endroit ou dans un autre. C'est une
fine satire des mœurs des gens d'église, qui n'atteint jamais les choses
religieuses. Louis XIV aimait les ouvrages de ce poète, et lui donnait
des marques flatteuses de sa faveur. Boileau fut membre de l'Académie
française et de celle des inscriptions. Il mourut d'une hydropisie de poi-
trine, le 13 mars 1711. Tendre et dévoué pour ses amis, bienfaisant et
vertueux, il recommande sans cesse aux écrivains de respecter la vertu,
comme le bon goût. C'est lui qui a fait ce vers, le plus beau peut-être
qu'il ait écrit: »Le vers se sent toujours des bassesses du cœur."
Le Lutrin.
(Poème héroï-comique).
Chant L
Je chante les combats, et ce prélat terrible
Qui, par ses longs travaux et sa force invincible,
1) Claude Auvry.
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