Boekgegevens
Titel: Exercices de mémoire, de lectures et de déclamation: ou Mélanges, en prose et en vers ...
Auteur: Verenet, George C.
Uitgave: Utrecht: C. van der Post jr, 1862
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: IWO 678 D 63
URL: http://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_205535
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse letterkunde
Trefwoord: Frans, Leermiddelen (vorm), Proza (teksten), Gedichten (teksten)
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   Exercices de mémoire, de lectures et de déclamation: ou Mélanges, en prose et en vers ...
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177.
definitions.
1. Le second vers, qui a moins de syllabes que les deux
iiutres, et qui semble mis là par réflexion, doit être prononcé
^ comme s'il était en parenthèse; c'est-à-dire d'un demi-ton plus
bas que le premier et troisième vers, qui doivent être récités
il sur le même ton.
I 2. La voix, après s'être soutenue l'espace de deux grands
i vers, doit tomber avec grâce sur le dernier mot du troisième.
j| 3. Le repos qu'on doit observer à chacun de ces membres,
il doit être un peu plus marqué que dans les cas ordinaires; tout
I cela, au reste, veut être dit simplement, sans presque aucune
I nuance de ton; mais le vers qui suit: La chose allait, etc.,
I doit faire élever la voix.
4. L'auteur semblait compter avec la laitière, et entrer dans
sa rêverie; puis, tout à coup, perdant cette attention qu'il pa-
raissait donner à ses calculs, il se raille d'elle. Le ton doit
I contribuer à faire sortir du corps du récit cette dernière ex-
pression en y mettant de la vivacité.
; 5. C'est maintenant la laitière qui parle; il est essentiel de
donner à son discours le ton d'une personne fort persuadée de
la réalité de ses projets. Eien n'exprime mieux la confiance où
elle est, que ce vers: Le renard sera bien habile.
6. Voici deux vers qui sont de la plus grande naïveté, et
|il faut bien du goût pour les réciter du ton que La Fontaine
devait y donner en les composant:
Le porc à s'engraisser coûtera 'peu de son;
Il était, quand je Veus, de grosseur raisonnable.
Le second achève de peindre l'enthousiasme de Perrette; il
veut être dit comme par réminiscence d'un bien acquis à un
prix fort au-dessous de sa valeur, et qu'on se félicite d'avoir
en sa possession à si bon compte. Perrette a acheté un porc,
jelle l'a vu; il était déjà fort; elle a été très-contente du mar-
ché. Ses projets, ses désirs sont réalisés dans son imagi-
nation, la folle du logis. Ce n'est déjà plus l'argent qu'elle
compte gagner sur son lait qui l'occupe agréablement, c'est
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