Boekgegevens
Titel: Exercices de mémoire, de lectures et de déclamation: ou Mélanges, en prose et en vers ...
Auteur: Verenet, George C.
Uitgave: Utrecht: C. van der Post jr, 1862
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: IWO 678 D 63
URL: http://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_205535
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse letterkunde
Trefwoord: Frans, Leermiddelen (vorm), Proza (teksten), Gedichten (teksten)
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   Exercices de mémoire, de lectures et de déclamation: ou Mélanges, en prose et en vers ...
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156.
J'avais fait mon fagot, je sortais du bocage;
Il n'était pas encore absolument bien tard,
Quand j'y vois arriver un malheureux vieillard;
Il est, je crois, de ce village
Que par notre fenêtre on aperçoit là-bas.
Il se traînait à peine: „A voir votre démarche,
Lui dis-je, patriarche,
Vous semblez déjà las."
Il me répond par un hélas!
Qui me fait grand'pitié. Vite, je prends ma hache,
Je lui coupe un fagot; je ne le fais pas gros;
Il ne l'eût pas porté: de deux harts je l'attache,
Et le mets sur son dos.
Il me remercie et me quitte.
Je veux doubler le pas pour arriver plus vite,
La neige tient à mes sabots,
Et m'empêche... Mais quoi! ma chère Marguerite,
Encore des soupirs! encore des sanglots!
Tu ne pardonnes point? tu ne m'aimes donc guère?
Je ne l'aurais pas cru." — Marguerite, à ces mots.
Le prenant par la main, lui dit: „Malheureux père!
Pourrais-tu désirer d'être aimé de la mère,
Du fils le plus méchant?"
— „Antoine méchant! lui? non, non, son caractère
Est bon: je le connais; il est encore enfant,
Il aime à folâtrer, c'est le droit de son âge;
Mais laisse faire, en grandissant
Il sera bon et sage."
— „Dis plutôt cruel." — „Non, je le promets pour lui;
Antoine, tu devrais le promettre toi-même,
Et tâcher d'apaiser une mère qui t'aime.
Mais approche; dis-moi, qu'as-tu fait aujourd'hui
Pour la fâcher? Eéponds, puisque je le demande....
Vous vous cachez, mon fils, la faute est donc bien grande?"
ès-grande, cher époux; mais il en esf^iionteux,
on signe."— „Dis-moi ce que c'est?"— »Tule veux?
Tu seras fâché de l'entendre;