Boekgegevens
Titel: Exercices de mémoire, de lectures et de déclamation: ou Mélanges, en prose et en vers ...
Auteur: Verenet, George C.
Uitgave: Utrecht: C. van der Post jr, 1862
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: IWO 678 D 63
URL: http://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_205535
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse letterkunde
Trefwoord: Frans, Leermiddelen (vorm), Proza (teksten), Gedichten (teksten)
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   Exercices de mémoire, de lectures et de déclamation: ou Mélanges, en prose et en vers ...
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114.
Rien n'est si dangereux qu'un ignorant ami;
Mieux vaudrait un sage ennemi.
GEOEGE cuviER, né à Montbéliard (Doubs), le 25 août 1769, descendait
d'une famille protestante. Après avoir étudié au Collège de sa ville natale
et à l'Académie Caroline de Stuttgard, où il acquit la connaissance de la
langue et de la littérature allemandes, il fut chargé d'une éducation par-
ticulière en Normandie. M. Cuvier resta six ans dans cette position , et
commença dès lors à se livrer à l'étude de l'histoire naturelle. Ses talents
ayant été appréciés par Ferrier^ savant agronome qui eut occasion de le
voir dans sa retraite, il fut appelé à Paris en 1795, et se fit bientôt
remarquer, soit par ses cours, soit par ses écrits. Il fut nommé succes-
sivement professeur d'histoire naturelle aux écoles centrales, suppléant de
la chaire d'anatomie comparée, au Museum, professeur au Collège de France,
membre de l'Institut, etc., etc. Comme écrivain, l'illustre savant est un
des meilleurs prosateurs du XIX® siècle; ses nombreux ouvrages se distin
guent par la précision, la facilité, la clarté et l'élégance de l'expression.
Son style, toujours moulé sur la pensée, s'élève ou s'abaisse avec elle, et:
sait se plier à tous les sujets; mais il n'a pas l'éclat de celui de Buff'on
George Cuvier est décédé à Paris le 13 mai 1832, laissant après lui un.
grand nom, et la gloire d'avoir ouvert à la science: «l'entrée de ce mond
primitif que le Créateur avait séparé de nous par tant de siècles, tant de
générations, tant de bouleversementsI"
Le Pays de Genève.
Comme le voyageur est ravi d'admiration, lorsque, dans ui
beau jour d'été, après avoir péniblement traversé les sommets
du Jura, il arrive à cette gorge où se déploie subitement devan
lui rimmense bassin de Genève, qu'il voit d'un coup d'œil c(
beau lac dont les eaux réfléchissent le bleu du ciel, mais plui
pur et plus profond; cette vaste campagne j si bien cultivée
peuplée d'habitations si riantes; ces coteaux qui s'élèvent pa
degrés, et que revêt une riche végétation; ces montagnes cou
vertes de forets toujours vertes; la crête sourcilleuse des Hautes
l) Syn., crtte, cime, pic, faite; le point culminant, le plus haut poin) [»i