Boekgegevens
Titel: Exercices de mémoire, de lectures et de déclamation: ou Mélanges, en prose et en vers ...
Auteur: Verenet, George C.
Uitgave: Utrecht: C. van der Post jr, 1862
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: IWO 678 D 63
URL: http://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_205535
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse letterkunde
Trefwoord: Frans, Leermiddelen (vorm), Proza (teksten), Gedichten (teksten)
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   Exercices de mémoire, de lectures et de déclamation: ou Mélanges, en prose et en vers ...
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;3 trouver aucun moyen d'intervenir, le malheureux, une fois ren-
. i versé, fut traîné de droite et de gauche par son antagoniste, qui
î lui arrachait ses vêtements et lui faisait maintes blessures. Cette
; l{ lutte terrible se termina par la fin tragique de M. Lorck : une
1 j morsure à la jambe, comme on le présume, en coupant une
* artère, aurait amené la mort par hémorrhagie.
ë Ce ne fut qu'au matin, et non sans danger, que le cadavre
put être tiré de la fosse. Le gardien des ours réussit à s'en
] saisir, tandis que le colonel Kurz, homme de cœur, et un gen-
Îdarme tenaient à l'écart, avec de longues perches. Tours très-
irrité. On conçoit que cet événement a causé dans toute la
ville de Berne la plus grande sensation.
FBANÇOIS-GUILLAUME-JEAN-STANISLAS ANDRIEUX naquit à Strasbourg,
en 1759. Il fut chargé de renseignement de la littérature au Collège de
France, où il sut se faire chérir de ses nombreux élèves. «Malgré la fai-
blesse de sa voix, dit ingénieusement M, Villemain, il parvint toujours à
se faire entendre, à force de se faire écouter." Andricux admis à l'Institut
lors de la création de ce corps en 1797, mourut à Paris en 1833; il
était secrétaire perpétuel de l'Académie française. Dès son début dans la
carrière des lettres, il se distingua par cette diction pure, élégante et facile
^ qu'il a toujours conservée. Chacune de ses comédies fut accueillie du public
avec faveur; il donna entre autres les Étourdis qui firent sa réputation.
Il n'était pas possible alors de citer une seule comédie en trois actes, qui
réunît au même degré que les Étourdis le charme d'une versification bril-
lante, la gaîté du dialogue, l'originalité des caractères, et la piquante va-
riété 1) des situations. Les qualités distiuctives du talent d'Andrieux sont
[a finesse et le badinage élégant; sou comique est toujours de hou goût,
t, si nous pouvons le dire, de bonne compagnie; c'est un comique ar-
rangé, élégant, jumais équivoque, et conséquemment un peu froid. Ses
5ontes charmants, qui ont, autant que ses comédies, servi à populariser
ion nom, sont des modèles de grâce et de sensibilité. On doit à Andrieux
Le Meunier de Sans^Souci.
Les deux Rats 2}.
Certain rat de campagne, de son modeste gîte,
1) Variété, diversité; variation, changement.
2) Imitation fibre d'Horace; Satire II, G. — Voir La Fontaine, Liv. I,