Boekgegevens
Titel: Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
Auteur: Verenet, George C.
Uitgave: Utrecht: J.-G. Broese, 1868
2e ed
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 8885
URL: http://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_202173
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse letterkunde
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   Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
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Jouis des bienfaits de la Providence, voilà la sagesse; lais-en
juuir les autres, voilà la vertu.
En limant on fait d'une barre de fer une aiguille.
Le portrait d'un père n'est qu'un tableau pour les étrangeis;
mais, pour un fils, c'est un livre qui lui enseigne tous ses devoirs.
Le riche pense à l'année qui vient, et le pauvre songe au jour
présent.
Tous les grains de riz que vous mangez ont été arrosés de la
sueur du laboureur.
Quand tu es seul, songe à tes défauts, quand tu es en com-
pagnie, oublie ceux des autres.
Les oiseaux qui traversent l'air ne laissent qu'un son ; l'homme
passe et sa renommée survit.
Qui se souvient des bienlaits de ses parents est trop occupé de
sa reconnaissance pour se souvenir de leurs torts,
La poule sauvage ne se désaltère jamais par une goutte d'eau
(in'elle n'élève ses regards vers le ciel.
On reçoit l'homme suivant l'habit qu'il porte, et on le reconduit
suivant l'esprit qu'il a montré.
On ne vit pas longtemps avec l'esprit d'autrui.
Lorsque vous ferez l'aumône, que votre main gauche ne sache
point ce que fait votre main droite !
li E T T R E S.
AVIS D'UNE MERE A SA FILLE.
Vous arrivez dans le monde, venez-y, ma fille, avec des prin-
ci[ies; vous ne sauriez trop vous fortifier contre ce qui vous attend.
Rien de plus nécessaire que d'avoir des sentiments de religion qui
nous font aimer, espérer, qui assurent tous les devoirs, qui nous
répondent de nous à nous-mêmes. Les femmes qui n'ont nourri
leur esprit que des maximes du siècle, tombent dans un grand
vide en avançant en âge; le monde les quitte, et leur raison leur
ndonne aussi de le quitter. A quoi se prendre? le passé nous
fournit des regrets, le présent des chagrins, l'avenir des craintes :