Boekgegevens
Titel: Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
Auteur: Verenet, George C.
Uitgave: Utrecht: J.-G. Broese, 1868
2e ed
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 8885
URL: http://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_202173
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse letterkunde
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   Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
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posies avancés, et pénètrent dans ia tente de Xerxès, qui avait
déjà pris ia fuite; ils entrent dans les tentes voisines, se ré-
pandent dans le camp , et se rassasient de carnage. La terreur
qu'ils inspirent se reproduit à chaque pas, à chaque instant,
avec des circonstances plus effrayantes. Des bruits sourds, des
cris affreux annoncent que les troupes d'Hydarnès sont détruites,
que toute l'armée le sera bientôt par les forces réunies de la
(îîrèce. Les plus courageux des Perses, ne pouvant entendre la
voix de leurs généraux, ne sachant où porter leurs pas, où diriger
leurs coups, se jetaient au hasard dans la mêlée , et périssaient
par la main les uns des autres, lorsque les premiers rayons du
soleil offrirent à leurs yeux le petit nombre des vainqueurs. Ils
se forment aussitôt, el attaquent les Grecs de toutes parts.
Léonidas tombe sous une grêle do traits. L'honneur d'enlever
«on corps engage un combat terrible entre ses compagnons et les
troupes les plus aguerries de l'armée persane. Des frères de
Xerxès, quantité do Perses, plusieurs Spartiates y perdirent la vie.
A la lin, ies Grecs, quoique épuisés et affaiblis par leurs pertes,
<mlèvenl leur général, repoussent quatre fois l'ennemi dans leur
retraite, après avoir gagné le défilé, franchissent le retranchement,
et vont se placer sur la petite colline qui est auprès d'Anthéla:
ils s'y défendirent encore quelques moments, et contre les troupes
qui les suivaient, et contre celles qu'Hydarnês amenait de l'aulre
côté....
Lacédémone s'enorgueillit de la perte de ses guerriers; tout ce
qui la concerne inspire de Tinlérêt. Pendant qu'ils élaient aux
Thermopyles, un Trachinien, voulant leur donner une *haute idée
de l'armée de Xerxès, leur disait que le nombre de leurs trails
suffirait pour obscurcir le soleil. — »Tant mieux," repartit le
Spartiate Diénécès, /'nous combattrons à l'ombre." Un autre, envoyé
par Léonidas à Lacédémone, était retenu au bourg d'Alpenus par
une fiuxion sur les yeux; on vint lui dire que le détachement d'Hy-
darnès était descendu de la montagne, et pénétrait dans le défilé.
Il prend aussitôt ses armes, ordonne à son esclave de le conduire
à l'ennemi, l'attaque au hasard, cl reçoit la mort qu'il en attendait.
Deux autres, également absents par ordre du général, furent
soupçonnés, à leur retour, de n'avoir pas fait tous leurs efforts
pour se trouver au combat. Ce doute les couvrit d'infamie. L'un
s'arracha la vie, l'autre n'eut d'autre ressource que de la perdre
'luelque temps après dans la bataille de Platée.