Boekgegevens
Titel: Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
Auteur: Verenet, George C.
Uitgave: Utrecht: J.-G. Broese, 1868
2e ed
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 8885
URL: http://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_202173
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse letterkunde
Bekijk als:      
Scan: Afbeeldinggrootte:
   Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
Vorige scan Volgende scanScanned page
16
Adieu, France, adieu nos beaux jours!
La nof qui dejoint nos amours
Na eu de moi que la moilie;
Cue part te reste, elle est lienne,
Je la fie a ton amilie,
Pour que de Tautre il te souvienne.
Ch. Lacrctelle.
REfOUR DANS LA PATRIE.
Je me rapelle que lorsque j'arrivai en France sur un vaisseau
qui venait des Indes, dès que les matelots eurent distingué par-
lailt;menl la terre de la pairie, ils devinrent pour la plupart
incapables d'aucune manoeuvre. Les uns la regardaient sans pouvoir
en détourner les yeux; d'autres mettaient leurs beaux habits, comme
s'ils avaient été au moment c'y descendre; il y en avait qui pariaient
seuls et d'autres qui plein'aient. A mesure que nous approchions,
le trouble de leur tête augmentait. Conmie ils étaient absents
depuis plusieurs années, ils ne pouvaient se lasser d'admirer la
verdure des collines, le feuillage des arbres, et jusqu'aux rochers
du rivage couverts d'algue H de mousse, comme si tous ces objets
leur eussent été nouveaux. Les clochers des villages où ils étaient
nés, qu'ils reconnaissaient au loin dans les campagnes, el qu'ils se
nommaient les uns aux antres, les remplissaient d'allégresse. Mais
quand le vaisseau entra dans le port, il fut impossible d'en ret'Miir
un seul à bord; tous sautèrent à terre, et i! fallut suppléer aux
besoins du vaisseau par un autre équipage.
Bcruardin de Saint'Pierre.
DERNIERS MOM£^TS DE BÎRNARDIN DS SAINÎ-PiERRE.
Vers les derniers temps de sa vie, Bernardin de Saint-Pierre
disait que toutes les terreurs (pie la mort nous ins[nre viennent de
C ; que sa pensée n'entre pas Jissez familièrement dans notre éduca-
tion. On nous en parle toujours comme d'une chose étrangère,
comme d'un malheur arrivé à autrui; on s'en étonne même, en
sorte qu'il semble qu'il n'y ail rien de naturel dans un acte qui
s'accomplit sans cesse.