Boekgegevens
Titel: Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
Auteur: Verenet, George C.
Uitgave: Utrecht: J.-G. Broese, 1868
2e ed
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 8885
URL: http://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_202173
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse letterkunde
Bekijk als:      
Scan: Afbeeldinggrootte:
   Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
Vorige scan Volgende scanScanned page
^Oi
Casimir Delavigrne « né en 1792, mort en 1845.
Il s'est distingué très-avantageusement dans le genre lyrique et
dans le drame. Encore sous l'impression des désastres qui acca-
blèrent la France en 1815, il écrivit ses MessênienneH, dithyrambes
dans lesquels il cherche à consoler les vaincus par de patriotiques
accents. Ses tragédies, particulièrement Marino Faliéro, les Enfants
d'Édouard, Louis XI, et la Fille du Cid, ainsi que ses deux
comédies, les Comédiens tiVÉcole des Vieillards, fort applaudies
lors de leur apparition, ont conservé avec raison la faveur du
public. De tous les poètes modernes, au génie près, Delavigne
est celui qui rappelle le mieux Racine par la pureté de son style.
LA MORT DE JEANNE D'ARC.
Silence au camp! la vierge est prisonnière;
Par un injuste arrêt Bedfort croit la flétrir:
Jeune encore, elle touche à son heure dernière,...
Silence au camp! la vierge va périr...
A qui réserve-t-on ces apprêts meurtriers?
Pour qui ces torçhes qu'on excite?
L'airain sacré tremble el s'agite. . .
D'où vient ce bruit lugubre? où courent ces guerriers
Dont la foule à longs flots roule el se précipite?
La joie éclate sur leurs traits:
Sans doute l'honneur les enflamme;
Ils vont pour un assaut former leurs rangs épais :
Non, ces guerriers sont des Anglais,
Qui vont voir mourir une femme.
Qu'ils sont nobles dans leur courroux !
Qu'il est beau d'insulter au bras chargé d'entraves!
La voyant sans défense, ils s'écriaient, ces braves:
»Qu'elle meure! elle a contre nous
Des esprits infernaux suscilé la magie ..
— Lâches ! que lui reprochez-vous ?
D'un courage inspiré la brûlante énergie.