Boekgegevens
Titel: Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
Auteur: Verenet, George C.
Uitgave: Utrecht: J.-G. Broese, 1868
2e ed
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 8885
URL: http://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_202173
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse letterkunde
Bekijk als:      
Scan: Afbeeldinggrootte:
   Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
Vorige scan Volgende scanScanned page
Elle laisse à nos cœurs cette première paix
Que les autres plaisirs ne prolongent jamais.
Celui qui dans l'étude a mis sa jouissance
Garde sa pureté, ses moeurs, son innocence;
Le miroir de sa vie est riant à ses yeux.
Les jours ne sont pour lui que des moments heureux.
Pauvre, libre, content, sans soins et sans envie.
Dans un lieu de son choix il jouit de la vie;
Et quand le terme vient, il passe sans etTort
Du calme de l'étude au calme de la mort.
Soumet, né en 1788, mort en 1845,
Il est auteur de plusieurs élégies charmantes et de quelques
drames, qui, sans compter parmi les chefs-d'œuvre, révèlent un
beau talent et se distinguent surtout par l'éclat du style. Dans
sa* tragédie de Jeanne d'Arc, il s'est heureusement inspiré de
Schiller,
MONUMENTS RELIGIEUX ET RUINES.
Égaré sous le ciel de la belle Italie,
Oh! comme avec transport le pieux voyageur
Cherche ces monuments qu'habite le Seigneur!
Tantôt c'est un clocher, dont sa vue incertaine
Se plaît à mesurer la flèche aérienne ;
A ses yeux quelquefois l'église des cités
Etale sans orgueil d'imposantes beautés;
Dans le creux du vallon, quelquefois un vieux temple
Appelle ses regards; il s'arrête, il contemple
€e portique désert par le temps écrasé.
Et s'assied en rêvant sur un autel brisé.
Eh! qui n'a parcouru, d'un pas mélancolique.
Le dôme abandonné, la vieille basilique.
Où devant l'Éternel s'inclinaient ses aïeux?
Ces débris éloquents, ce seuil religieux.
Ce seuil où tant de fois, le front dans la poussière,
Gémit le repentir, espéra la prière;
Mais tout a disparu, le temps a fait un pas:
Où souriait l'enfance, est assis le trépas;
13**