Boekgegevens
Titel: Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
Auteur: Verenet, George C.
Uitgave: Utrecht: J.-G. Broese, 1868
2e ed
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 8885
URL: http://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_202173
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse letterkunde
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   Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
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taient les rayons du soleil couchant, et les eaux bleues et brillantes
des sept fleuves étincelaient et disparaissaient tour à tour à tra-
vers les rues et les jardins.
La ville est entièrement entourée d'une forêt de vergers d arbres
fruitiers, où les vignes s'enlacent comme à Naples, et courent en
guirlandes parmi les figuiers, les abricotiers, les poiriers et les ceri-
siers; au-dessous de ces arbres, la terre grasse, fertile et toujours
arrosée, est tapissée d'orge, de blé, de maïs et de toutes les plantes
légumineuses que ce sol produit; de petites maisons blanches percent
ça et là la verdure de ces forêts, et servent de demeure au jardinier,
ou de lieu de récréation à la famille du propriétaire; ces jardins
sont peuplés de chevaux, de moutons, de chameaux, de tourterelles,
de tout ce qui anime les scènes de la nature, ils sont en général de
la grandeur d'un ou deux arpents, et séparés les uns des autres par
des murs de terre séchée au soleil, ou par de belles haies vives; une
multitude de chemins, ombragés et bordés d'un ruisseau d'eau cou-
rante, circulent parmi ces jardins, passent d'un faubourg à l'autre,
ou mènent à quelque porte de la ville : ils forment un rayon de vingt
à trente lieues de circonférence autour de Damas.
Kmille Ifescliauips 9 né en 1795.
Écrivain spirituel, poète lyrique élégant et facile, il n'a publié
qu'un petit nombre de productions, qui font regretter les bornes où
s'est renfermée la modestie de l'auteur. Quelques traductions des
poésies de Schiller et de Göthe, dues à sa plume ingénieuse, mon-
trent la flexibilité de son talent. Son frère Antony a traduit le
Dante avec un heureux succès.
UNE DROLE D'HISTOIRE.
Un dimanche qu'une dame d'Orléans, en m'invitant à dîner, m'a-
vait fait sortir de ma pension, je trouvai chez elle M. de Fontgibu,
émigré, qui revenait d'Angleterre. — //Allons!" dit-il en me voyant,
//voilà un petit jeune homme à qui nous ferons goûter du flum-
pudding !\ c'était une importation nouvelle à laquelle M. de Font-
gibu n'avait pas qui. Je trouvai le plum-pudding excellent, et je
rentrai dans ma pension, et je n'entendis plus parler de M. de Font-
gibu ni du plum-pudding----
Dix ans après, en 1815, je passais sur le boulevard Poissonnière.