Boekgegevens
Titel: Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
Auteur: Verenet, George C.
Uitgave: Utrecht: J.-G. Broese, 1868
2e ed
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 8885
URL: http://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_202173
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse letterkunde
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   Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
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plantes, el alors on voit leurs liges flétries pencher vers la terre;
mais humectées par la rosée, elles reprennent leur fraîcheur et
relèvent leur tête languissante.
Il ) a toujours des vents brûlants qui passent sur lame de
l'homme et la dessèchent; la prière est la rosée qui la rafraîchit.
Ouizot, né en 1787.
La profondeur de la science marche de pair dans cet éroinent
écrivain avec la noblesse et la fermeté du caractère, »L'œuvre de
Guizol," dit l'illustre A. Thierry, »est la plus vaste qui ait été
exécutée sur les origines, le fond et la suite de Thistoire de France.
Les Essais sur VHistoire de France, VHistoire de la civili-'
sation européenne, et VHistoire de la civilisation française sont
trois parties du même tout____ Ses travaux sont devenus le fondement
le plus solide de la science historique moderne."
L'EMPIRE ROMAIN.
Rome n'était dans son origine qu'une municipalité, une commune.
Cela n'était pas particulier à Rome. Quand on regarde en Italie,
à cette époque, on ne trouve que des villes. Il n'y avait point
de campagnes; c'est à dire, les campagnes ne ressemblaient nullement
à ce qui existe aujourd'hui. Les propriétaires des campagnes étaient
les habitants des villes; ils sortaient pour veiller à leurs propriétés
rurales; ils y entretenaient souvent un certain nombre d'esclaves;
mais ce que nous appelons aujourd'hui les campagnes, celte popu-
lation éparse tantôt dans des habitations isolées, tantôt dans des
villages, et qui couvre partout le sol, était un fait presque inconnu
à l'ancienne Italie.
Quand Rome s'est étendue, elle a conquis ou fondé des villes,
c'est contre des villes qu'elle lutte, c'est dans des villes qu'elle envoie
des colonies.
Sous quelque point de vue que vous considériez le monde romain,
vous y trouverez celle prépondérance presque exclusive des villes.
Ce caractère municipal du monde romain rendait évidemment l'unité,
le lien social d'un grand État, extrêmement diflicile à établir et à
maintenir. Une municipalité comme Rome avait pu conquérir le-
inonde; il lui était beaucoup plus malaisé de le gouverner, de le