Boekgegevens
Titel: Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
Auteur: Verenet, George C.
Uitgave: Utrecht: J.-G. Broese, 1868
2e ed
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 8885
URL: http://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_202173
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse letterkunde
Bekijk als:      
Scan: Afbeeldinggrootte:
   Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
Vorige scan Volgende scanScanned page
264
DIX-NEUVIEME SIECLE.
PROSE,
Hfme jitael, née en 176(>, morte en 18i7.
Elle fil entrevoir dès sa jeunesse les qualités brillantes qui dans
la suite lui acquirent une si juste célébrité. Fille de rUlustre Necker,
ministre de Louis XVI, elk reçut Téducatiou la plus distinguée,
avantage qui se joignait en elle aux plus heureux dons du coeur
et de l'esprit. Après aveir publié quelques productions qui révé-
laient déjà réminence de son talent, elle s'éleva à une grande
hauteur de vues 4ans son ouvrage sur la Littérature. Deux romans,
vives peintures des passions et des faiblesses^u cœur, Delphine,
qui souleva bien des critiques, «t Corinne, où l'en trouve un tableau
remarquable des mœui^ et des arts en Italie, ajoutèrent à l'éclat
de son nom. Son intéressant ouvrage sur la LittéraVure allemande
est écrit avec une impartialité qui déplut au tout-puissant empereur
alors régnant. Après avoir exilé précédemment l'auteur, il fit ané-
antir la première édition de l'ouvrage. Une autre production, Dix
années d'exil, renferme sur la vie de l'auteur des détails d'un grand
intérêt.
SCHILLER.
Schiller était un homme d'un génie rare et d'une bonne foi par-
faite; ces deux qualités devraient être inséparables, au moins dans
un homme de lettres. La pensée ne peut être mise à l'égal de
l'action que quand elle réveille en nous l'image de la vérité; le
mensonge est plus dégoûtant encore dans les écrits que dans la con-
duite. Les actions, même trompeuses, restent encore des actions ;
et l'on sait à quoi se prendre pour les juger ou pour les haïr; mais
les ouvrages ne sont qu'un amas fastidieux de vaines paroles, quand
ils ne partent pas d'une conviction sincère.