Boekgegevens
Titel: Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
Auteur: Verenet, George C.
Uitgave: Utrecht: J.-G. Broese, 1868
2e ed
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 8885
URL: http://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_202173
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse letterkunde
Bekijk als:      
Scan: Afbeeldinggrootte:
   Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
Vorige scan Volgende scanScanned page
245
Au banquet de la vie, infortuné convive,
J'apparus un jour, et je meurs:
Je meurs, et sur ma tombe où lentement j'arrive.
Nul ne viendra verser des pleurs.
Salut, champs que j'aimais! et vous, douce verdure!
Et vous! riant exil des bois!
€iel! pavillon de l'homme, admirable nature,
Salut pour la dernière fois!
Ah! puissent voir longtemps votre beauté sacrée
Tant d'amis sourds à mes adieux!
Qu'ils meurent pleins de jours! que leur mort soit pleurée.
Qu'un ami leur ferme les yeux!
rollin a^Harlevîlle, né en 1755, mort en 1808.
Il enrichit la scène française de nombre de comédies agréables,
qui presque toutes obtinrent du succès. Son style est naturel et
coulant, mais ses caractères manquent de profondeur et d'originalité
comique. Les Châteaux en Espagne et le Vieux Célibataire sont
ses meilleures pièces.
LE PESSIMISTE ET L'OPTIMISTL
le pessimiste.
Et moi... car à mon tour il faut que je réponde.
Et que par mille faits, enfin, je vous confonde;
Je vous soutiens, morbleu! qu'ici-bas tout est mal,
Tout, sans exception, au physique, au moral.
Nous souffrons en naissant, pendant la vie entière.
Et nous souffrons surtout à notre heure dernière.
Nous sentons, tourmentés au dedans, au dehors.
Et les chagrins de l'âme, et les douleurs du corps.
Les fléaux avec nous ne font ni paix, ni trêve.
Ou la terre s'entr'ouvre, ou la mer se soulève.
Nous-mêmes à Tenvi, déchaînés contre nous,
Comme si nous voulions nous exterminer tous.
Nous avons inventé les combats, les supplices.