Boekgegevens
Titel: Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
Auteur: Verenet, George C.
Uitgave: Utrecht: J.-G. Broese, 1868
2e ed
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 8885
URL: http://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_202173
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse letterkunde
Bekijk als:      
Scan: Afbeeldinggrootte:
   Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
Vorige scan Volgende scanScanned page
238
Des flaLlcurs, des valets, des plaisants détestables.
Des jeunes gens d'un ton, d'une stupidité! . . ,
Des leniines d'un caprice, et d'une fausseté! . , .
Des prétendus esprits souffrir la suffisance,
El ia grosse gaîté de l'épaisse opulence;
Tant de petits talents on je n'ai pas de foi;
Des réputations ... on ne sait pas pourquoi ;
Des protégés si bas! des protecteurs si bétes ! . . .
Des ouvrages vantés (]ui n'ont ni pieds ni tètes;
Faire des soupers fins oii l'on péril d'ennui;
Veiller par air; enfin, se tuer pour autrui!
Franchement des plaisirs, des biens de cette sorte,
Ne sont pas, quand on pense, une chaîne bien forte;
Et, pour vous parler vrai, je trouve plus sensé
Uu homme sans projets, dans sa terre fixé.
Qui n'est ni complaisant, ni valet de personne,
Que tous ces gens brillants qu'on mange, qu'on friponne.
Qui, pour vivre à Paris avec l'air d'être heureux.
Au fond n'y sont pas moins ennuyés qu'ennuyeux.
Uucis, né en ITS'^, mort en 1814,
tl s'essaya dans le genre dramatique, mais il n'y obtint que des
succès contestés. 11 fut plus heureux dans sa traduction de quel-
ques drames de Shakespeare. Néanmoins il ne reproduit que fai-
blement la grandeur sublime de l'original, mais il n'en obtint pas
moins les applaudissements du public. Il a publié aussi nombre de
pièces de circonstance, poésies fugitives, remarquables par le senti-
ment, le naturel el le bonheur de l'expression.
A MES PÉNATES.
Petits dieux, avec qui j'habite.
Compagnons de ma pauvreté,
Vous dont l'œil voit avec bonté
Mon fauteuil, mes chenets d'ermite.
Et mon armoire de noyer,
0 mes Pénales! mes dieux Lares,
Chers protecteurs de mon foyer.