Boekgegevens
Titel: Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
Auteur: Verenet, George C.
Uitgave: Utrecht: J.-G. Broese, 1868
2e ed
Auteursrechten: Zie auteursrechten
Citeerinstructie: Bijzondere Collecties van de Universiteit van Amsterdam, UBM: Obr. 8885
URL: http://schoolmuseum.uba.uva.nl/bookid/LCSM_202173
Onderwerp: Taal- en letterkunde naar afzonderlijke talen: Franse letterkunde
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   Choix de lectures françaises: à l'usage des maisons d'éducation et des personnes qui aiment la prose et la poésie: littérature de l'adolescence et de l'âge mûr
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sera aisément persuadé, ainsi que tout le monde, que cette pensii'ii.
est une juste récompense des services qu'il a rendus à la littératun;
Daignez, Monseigneur, accepter d'avance mes remerciments, <1
croire au profond respect de votre très-liumble et très-obéissant
servileur."
Jeaii-Jac<|iie!!t Rou»«seaM, né en 17i2, mort en 177S.
Cet écrivain, l'un des plus influents et des plus illustres de la
France, après une jeunesse orageuse, mena une vie errante et
agitée, en butte à des malheurs qu'il s'était en partie attirés lui-
même , ou qui n'existaient que dans son imagination. Son génie
ne se révéla que tard. Il avait près de quarante ans, lorsqu'il
lixa l'attention du public par un écrit où il condamne les sciences
et les arts comme funestes à la vertu et au bonheur des hommes.
Ce discours, rempli de paradoxes, mais éclatant d'éloquence el de
verve, lit une senlation prodigieuse dans la république des lettres,
et décida de la vocation de l'auteur. Une fois engagé dans cette
voie, il ne la quitta plus; tous ses ouvrages respirent une haine
injuste contre la civilisation. Mais en reconnaissant les erreurs de
Rousseau, il faut convenir aussi qu'il plaida constamment la cause
de la justice et de l'humanité. Misanthrope et voyant partout des
ennemis, s'il se trompa souvent, il fut au moins toujours de bonne
foi. Son style est hors de ligne pour Téclat et la vigueur; son
éloquence est irrésistible quand il célèbre la religion, la nature et
la vérité. Ses principaux ouvrages sont V Émile, traité dé V éduca-
tion, auquel il doit la meilleure partie de sa gloire, le Contrat
Hovial, la Nouvelle Héloise, et lés Confessions, qu'il aurait bien
mieux fait de ne pas publier.
L'EVANGILE-
La majesté des Écritures m'étonne; la sainteté de l'Évangile
parle à mon cœur. Voyez les livres des philosophes avec toute
leur pompe; qu'ils sont petits près de celui-là! Se peut-il qu'un
livre, à la fois si sublime et si sage, soit l'ouvrage des hommes?
Se peut-il que celui dont il fait l'histoire ne soit qu'un homme
lui-même? Est-ce là le ton d'un enthousiaste ou d'un ambitieux
sectaire? Quelle douceur! quelle pureté dans ses mœurs! quelle
grâce touchante dans ses instructions! quelle élévation dans ses.